Depuis le début du blocage de son siège, la direction d’EDL opère depuis la centrale thermique de Zouk. Photo Philippe Hage Boutros
Électricité du Liban (EDL) a appelé hier à une application stricte de la loi et à la fin immédiate de l'occupation de son siège central à Mar Mikhaël, à Beyrouth.
« Trois mois se sont écoulés depuis l'occupation du bâtiment du siège central d'EDL ainsi que d'un certain nombre de bureaux dans les régions libanaises par quelques journaliers, et en raison des conséquences désastreuses de cette situation sur le secteur de l'électricité tant au niveau financier que technique, et dont subissent en premier lieu les conséquences le citoyen libanais et le Trésor, le pays risque de se retrouver plongé dans le noir complet », affirme l'office autonome dans un communiqué.
« Malgré les appels répétés d'EDL aux autorités politiques, sécuritaires et judiciaires, la loi prévoyant la prison et une amende à quiconque tente d'entraver le bon fonctionnement d'un service public n'a toujours pas été appliquée », ajoute le communiqué.
« La non-application de la loi constitue un précédent dangereux au Liban qui peut mener à une réédition de cette situation dans toutes les institutions et les administrations publiques. Si EDL ne s'est pas encore effondrée, c'est grâce aux efforts importants déployés par l'administration et les directeurs afin d'assurer la poursuite du travail et les besoins essentiels des citoyens », souligne l'office.
EDL affirme en outre avoir été en mesure d'émettre les factures pour éviter au citoyen un cumul d'impayés et d'assurer à l'office des recettes afin de payer les salaires de ses employés. EDL indique par ailleurs que la reprise d'un travail normal à l'office nécessiterait plus de neuf mois après la fin de l'occupation.

