Couverture de l’ouvrage.
C'est un véritable document que nous offre Leïla Haoui-Zod, qui vient de publier une biographie de son père, William Haoui, commandant des « forces régulières » du parti Kataëb, victime d'un franc-tireur le 13 juillet 1976, deux jours après la chute du camp de Tell Zaatar (éditions Dergham). Préfacé par le président Amine Gemayel, l'ouvrage, considéré par beaucoup comme un document précieux sur la guerre des deux ans (1975-1976), a été présenté et signé par son auteure au cours d'une réception au Palais des Congrès.
Au témoignage de ses proches, William Haoui tirait fierté du fait qu'il était « un combattant et non un tueur ». Compagnon de la première heure de Pierre Gemayel, Haoui fut membre, de 1952 à sa mort, du bureau politique du parti Kataëb.
Ardent Libanais, bien que né à New York, William Haoui rejetait viscéralement la violence, jusqu'au 13 avril 1975, quand la guerre « s'imposa à beaucoup de Libanais comme une nécessité », écrit l'auteure.
Le 11 juillet 1976, alors que le camp de Tell Zaatar avait été considéré comme « militairement tombé », une balle tirée de biais l'atteignit à la tête. Proche des combattants, William Haoui s'était démené jusqu'à son dernier souffle pour prévenir les possibles massacres que la chute du camp rendait plus que probables. Le tireur ne fut jamais identifié. La balle mit fin à un parcours exemplaire que sa fille, Leïla Haoui-Zod, raconte d'une plume sobre, jamais ennuyeuse.
De tous les hommages rendus à l'ouvrage, se distingue celui du député Farid el-Khazen. « Voici un ouvrage de niveau académique, caractérisé par son sérieux et son objectivité », écrit-il dans un commentaire figurant sur le dos de l'ouvrage. Entre documentaire, biographie, chronique de la guerre et réflexion historique, le livre, abondamment illustré, est à découvrir.


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