Environ 11 000 personnes ont été libérées depuis l'amnistie décrétée en juin par le président syrien Bachar el-Assad, a affirmé à l'AFP le ministre d'Etat pour la Réconciliation nationale Ali Haïdar.
Selon les ONG de défense de droits de l'Homme (OSDH), plus de 200 000 personnes croupissent en prison depuis le début de la guerre en Syrie en mars 2011.
Près de "11 000 personnes ont bénéficié de l'amnistie et sont sorties de prison", a affirmé M. Haïdar lors d'un entretien réalisé lundi à Damas. Le ministre faisait référence à l'"amnistie générale" décrétée par M. Assad une semaine après sa réélection controversée dans un pays en pleine guerre.
Selon M. Haïdar, "ce chiffre augmente" au fur et à mesure que le ministère de la Justice, en charge de l'application du décret présidentiel, étudie les dossiers des détenus.
Cette amnistie, présentée par le régime comme la plus large depuis le début du conflit en Syrie, concernait pour la première fois les crimes figurant dans la loi sur le "terrorisme" de juillet 2012 qui comprend à la fois les rebelles et les militants anti-régime.
Mais selon les ONG de droits de l'Homme, le chiffre réel des gens amnistiés est en-deçà de celui avancé par le ministre.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avance ainsi le chiffre de 7 000 amnistiés. "Entre 70 et 80 000 détenus auraient dû bénéficier de l'amnistie et seuls 10% sont sortis de prison", précise Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.
De nombreux militants et défenseurs de droits de l'Homme connus comme Khalil Maatouk et Mazen Darwiche sont toujours en prison. Selon l'avocat et défenseur des droits de l'Homme, Anwar al-Bounni, de nombreuses personnes libérées étaient des détenus de droit commun qui n'étaient pas supposés être englobés par l'amnistie.
En plus, "les services de sécurité ont refusé de recevoir les comités chargés de mettre en application le décret d'amnistie. De fait, le décret d'amnistie a bénéficié à très peu de gens", selon lui.
Dans d'autre cas, "les tribunaux devant lesquels sont déférés les prisonniers ont changé les actes d'accusation afin qu'ils ne soient pas englobés par l'amnistie", a-t-il ajouté. Interrogé sur le chiffre de 200 000 personnes disparues ou détenues, M. Haïdar a jugé le chiffre "exagéré". "Ils n'ont pas de documents. Nous leur avons demandé à plusieurs reprises de nous transmettre les noms pour que l'on coopère ensemble à (résoudre) le problème", a-t-il répondu.
Selon les ONG de défense de droits de l'Homme (OSDH), plus de 200 000 personnes croupissent en prison depuis le début de la guerre en Syrie en mars 2011.
Près de "11 000 personnes ont bénéficié de l'amnistie et sont sorties de prison", a affirmé M. Haïdar lors d'un entretien réalisé lundi à Damas. Le ministre faisait référence à l'"amnistie générale" décrétée par M. Assad une semaine après sa réélection controversée dans un pays en pleine guerre.
Selon M. Haïdar, "ce chiffre augmente" au fur et à mesure que le ministère de la Justice, en charge de l'application du décret présidentiel, étudie les...


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