Plusieurs aveux de détenus terroristes confirment que les jihadistes avaient voulu établir un État islamique allant de Ersal dans la Békaa jusqu'au littoral nord, rapporte le quotidien al-Joumhouria dans son édition du jour, citant un haut gradé.
Les interrogatoires des détenus Ahmad Mikati et Imad Jomaa, dont les arrestations avaient respectivement déclenché les combats à Tripoli et au Akkar fin octobre, et les affrontements à Ersal début août, confirmeraient de tels plans. Selon les aveux des détenus, une attaque terrestre depuis Ersal en direction du Hermel, en passant par Denniyé, le Akkar et Tripoli, avait pour but de pousser à l'exode les communautés chiite et chrétienne de la région, afin de relier la Békaa aux villes sunnites du littoral nord du Liban.
La source militaire affirme par ailleurs au quotidien que les détenus islamistes en question seraient affiliés au groupe État islamique (EI) et non au Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda). Les deux groupes détiennent une trentaines de militaires en otages depuis les combats à Ersal. Trois ont déjà été assassinés, dont deux par décapitation. Ahmad Mikati et Imad Jomaa auraient ainsi pris leurs ordres directement d'un responsable de l'EI, qui, selon la source militaire, est sur le point d'être capturé.
Les interrogatoires des détenus Ahmad Mikati et Imad Jomaa, dont les arrestations avaient respectivement déclenché les combats à Tripoli et au Akkar fin octobre, et les affrontements à Ersal début août, confirmeraient de tels plans. Selon les aveux des détenus, une attaque terrestre depuis Ersal en direction du Hermel, en passant par Denniyé, le Akkar et Tripoli, avait pour but de pousser à l'exode les communautés chiite et chrétienne de la région, afin de relier la Békaa aux villes sunnites du littoral nord du Liban.
La source militaire affirme par ailleurs au quotidien...


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