Nagib Mikati, député de Tripoli et ancien Premier ministre, à l'issue d'un entretien à Bnechaaï avec le chef des Marada, Sleiman Frangié : « Personnellement, je n'ai pas assisté à la séance (parlementaire) parce que j'ai la conviction que la prorogation de la législature est contraire à mes options démocratiques. Mais dans le même temps, je comprends parfaitement ce qui a été décidé dans les circonstances actuelles, en l'absence de président de la République et d'une nouvelle loi électorale, en plus de l'état de sécurité, c'était la meilleure chose à faire (...). Face à ceux qui contestent cela et qui traitent les députés de tous les noms, il faut s'interroger sur les causes de la prorogation. S'il y avait un président de la République, il n'y aurait pas eu de justification pour la prorogation. »
Antoine Zahra, député FL du Batroun, à Radio-Liban libre : « Ceux qui se livrent à la surenchère au sujet de la prorogation de la législature auraient dû faire œuvre utile lorsqu'il le fallait en vue de tenir des élections législatives dans les délais constitutionnels prévus. Au lieu de cela, ils prétendent que la prorogation est un crime impardonnable et estiment en même temps que le sabotage de la présidentielle, c'est discutable (...). Quant au patriarche maronite, ce qu'il dit essentiellement est qu'il faut que la présidentielle ait lieu. Lorsqu'il a rencontré (le chef du courant du Futur) Saad Hariri, il ne s'était pas opposé à la prorogation en vue d'éviter le vide (...). Quand on conteste une chose, il faut donner une alternative. »
Le PNL, dans son communiqué hebdomadaire : « Nous avons avalisé (la prorogation) pour éviter de pousser les institutions dans le vide et le pays vers l'inconnu, à l'ombre des conflits dans la région et leurs retombées sur le Liban. Nous comprenons l'attitude des groupes de la société civile, soucieux de la préservation des principes démocratiques, et nous les appelons à s'efforcer de comprendre les motifs de la prorogation tout en restant prêts à poursuivre leur combat. »
Atef Majdalani, député de Beyrouth et membre du bloc du Futur, à la Voix du Liban 93,3 : « Ceux qui ont saboté l'élection présidentielle nous ont conduits à la prorogation du mandat de la Chambre. Nous espérons que nous parviendrons à élire un président ayant une vision capable de mener le Liban vers la stabilité et de contrer le terrorisme. »


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