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Sport

Les coureurs des hauts plateaux...

De jeunes Éthiopiens s’entraînant à la course à pied.

Très souvent les Libanais et autres citoyens du monde se demandent pourquoi les gagnants des courses de fond sont pour la plupart des Africains. C'est plus précisément les Africains de l'Est et ceux du Nord-Ouest qui ont une quasi-suprématie sur la course de fond. Et par Afrique de l'Est on pense à l'Éthiopie et au Kenya, mais aussi l'Érythrée et la Tanzanie. Par contre, les pays d'Afrique du Nord comme le Maroc, la Tunisie et l'Algérie ont compté uniquement des légendes en courses de demi-fond.
La raison derrière cette suprématie ? Ces pays ont des plateaux situés à une altitude de plus de 2 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, ou possèdent des chaînes de montagnes élevées. Le manque d'oxygène en altitude a poussé ces populations vers une adaptation génétique de survie. Au fil des générations, les habitants de ces plateaux et montagnes ont pallié au manque de générosité de l'oxygène en développant une capacité de VO2max (capacité de l'organisme humain d'absorption d'oxygène et d'irrigation des muscles en O2) naturelle et innée bien supérieure à des humains nés et habitants les littoraux.
Il a fallu attendre les exploits olympiques de Kip Keino, le prodige kényan, en demi-fond et ses multiples records du monde sur 5 000 m, 3 000 m et 3 000 m steeple chase (SC), mais surtout le spectaculaire Abebe Bikila (Éthiopie) qui a remporté la médaille d'or aux JO de Rome en 1960... les pieds nus. Le monde de la course du demi-fond et du fond devenait une chasse gardée des Africains de l'Est et occasionnellement des Africains du Nord-Ouest (Hisham el-Guerrouj), avec comme exception de taille le phénoménal record du monde du marathon détenu jusqu'à ce jour par une Anglo-Saxonne : Paula Radcliffe. Cette dernière, bien que moins talentueuse que les Africaines, a su compenser en doublant les heures d'entraînement ainsi que de récupération, tout en respectant une rigueur et une discipline rarement égalées.
La compétition âpre entre Kényans et Éthiopiens est jusqu'à ce jour épique et passionnante. La finale du 10 000 mètres des Jeux olympiques de Sydney est sans aucun doute un des exemples les plus éloquents de cette rivalité sportive sans merci : il a fallu pas moins d'une photo-finish pour confirmer la victoire de l'Éthiopien Haile Gebreselassie sur le Kényan Paul Tergat. Aujourd'hui, à l'exception des records du monde de Paula Radcliffe au marathon, de la Tchèque Kratochvilova sur 800 m et de la Russe Goulnara Iskanderovna Samitova-Galkina sur 3 000 m SC, tous les autres records mondiaux allant du 800 m jusqu'au marathon sont détenus par un Africain ou une Africaine de l'Est ou du Nord-Ouest.
Outre-Atlantique, ce phénomène des coureurs de haute altitude se confirme surtout avec la fameuse tribu mexicaine primitive Tarahumara; et plus au sud, par d'exceptionnels marcheurs et coureurs équatoriens, chiliens et péruviens. Toutefois, culturellement, ces coureurs d'ethnie amérindienne ne sont pas attirés par l'entraînement systématique et la discipline. Les Tarahumaras courent, avec des sandales, une moyenne de 40 kilomètres par jour comme occupation routinière ; certains d'entre eux ont même participé aux États-Unis à des courses de plus de 150 kilomètres sans arrêt. Mais la compétition de haut niveau n'a jamais su éveiller en eux le même intérêt et la même motivation que chez les Africains.
Aujourd'hui, les observateurs jaugent les records du monde et surtout celui du marathon. Jusqu'où iront les coureurs des steppes ?

Très souvent les Libanais et autres citoyens du monde se demandent pourquoi les gagnants des courses de fond sont pour la plupart des Africains. C'est plus précisément les Africains de l'Est et ceux du Nord-Ouest qui ont une quasi-suprématie sur la course de fond. Et par Afrique de l'Est on pense à l'Éthiopie et au Kenya, mais aussi l'Érythrée et la Tanzanie. Par contre, les pays d'Afrique du Nord comme le Maroc, la Tunisie et l'Algérie ont compté uniquement des légendes en courses de demi-fond.La raison derrière cette suprématie ? Ces pays ont des plateaux situés à une altitude de plus de 2 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, ou possèdent des chaînes de montagnes élevées. Le manque d'oxygène en altitude a poussé ces populations vers une adaptation génétique de survie. Au fil des générations, les...
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