Après avoir posé les bases de la future transition, le Burkina Faso attend désormais la désignation de la personnalité civile qui en prendra la tête et conduira le pays à des élections générales d'ici à un an. Moins d'une semaine après la chute sous la pression de la rue du président Blaise Compaoré, la situation au Burkina Faso devait être examinée par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui a entamé hier un sommet extraordinaire de deux jours à Accra, au Ghana. « La venue des chefs d'État a permis de consolider la voie de sortie de crise qui sera civile et démocratique. Certes ils n'ont pas pu avoir le nom du président de la transition mais ils ont boosté le processus », a estimé hier Ablassé Ouédraogo, un des ténors de l'opposition, à la tête du parti Le Faso autrement. Mais la société civile reste sur ses gardes. À l'image du musicien Sams'k le Jah, l'un des fondateurs du Balai Citoyen qui déclare : « Je ne suis pas encore totalement soulagé. » « La jeunesse doit rester vigilante, mobilisée, déterminée et continuer de mettre la pression sur les acteurs de la transition », a-t-il ajouté. De plus, une commission réunissant des représentants de l'opposition au président déchu Blaise Compaoré et de la société civile du Burkina Faso a commencé hier à plancher sur une « charte de la transition », ont annoncé des responsables.
Moyen Orient et Monde
Des élections d’ici à un an au Burkina
OLJ / le 07 novembre 2014 à 01h34

