La Rencontre de l'identité et de la souveraineté (RIC) a annoncé hier son projet politique et national intitulé « Vision du Liban de demain », lors d'une cérémonie organisée au Palais des Congrès de Dbayeh, en présence de figures politiques, médiatiques et de représentants officiels. Après un débat modéré par Walid Abboud et une allocution de l'évêque Guy Boulos Noujaim, les membres de la Rencontre Gebran Karam, Gina Chammas et Georges Esseili ont exposé un bref résumé du projet lancé, qui comporte notamment la proposition de mise en place d'un Sénat élu sur des bases communautaires par les différentes confessions, quitte à ce que le président de la République, obligatoirement un membre du Sénat, soit élu directement par le peuple. Représentant le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt, Rami el-Rayess a mis l'accent sur l'importance d'ouvrir le débat et de permettre le dialogue autour d'idées-clés du système politique libanais. « Toutefois, nous croyons sincèrement que toute tentative de changement des principes consacrés par l'accord de Taëf serait une aventure aux conséquences inconnues, surtout en cette période de crise », a-t-il noté. La cérémonie a été clôturée par une allocution prononcée par le fondateur de la Rencontre, l'ancien ministre Youssef Salamé.

