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Moyen Orient et Monde - Burkina/Négociations

Crise de nerfs entre le camp Compaoré et l’ex-opposition

Des incidents ont éclaté hier soir lors des négociations devant aboutir à une transition démocratique au Burkina Faso, menées par trois chefs d'État ouest-africains après la chute du président Blaise Compaoré.
Alors que tous les acteurs devaient se réunir pour une séance plénière pour tenter de dégager un consensus dans l'hôtel de Ouagadougou abritant les discussions, les représentants de la société civile ont quitté la salle, demandant l'exclusion des membres de l'ex-majorité du président déchu. « On ne veut pas de la présence de la majorité ! » ont crié les représentants de la société civile. Des membres de l'opposition leur ont emboîté le pas. Les esprits s'échauffant, le service d'ordre a dû intervenir.
« Nous n'avons pas encore enterré nos morts et voilà qu'on remet en selle des gens qui étaient arrogants et qui narguaient le peuple », a lancé Luc Marius Ibriga, porte-parole de la société civile, refusant de « s'asseoir à la même table » que les responsables de l'ex-majorité. « Ces gens (...) devraient être jugés pour la mort de nos camarades, au lieu de venir à la table de négociations », a accusé Mathias Tankoano, responsable d'une ONG de défense des droits de l'homme. « Nous ne voulons pas discuter avec la majorité. C'est elle qui représente Blaise Compaoré », a déclaré Rose-Marie Compaoré, présidente du groupe parlementaire de l'Union pour le progrès et le changement, le principal parti d'opposition, dirigé par Zéphirin Diabré.
Les contestataires ont finalement accepté de revenir dans la salle, mais ce sont alors les membres de l'ex-majorité qui ont refusé de siéger. La séance plénière n'avait toujours pas commencé hier dans la nuit. Le président ghanéen, John Dramani Mahama, et ses homologues sénégalais, Macky Sall, et nigérian, Goodluck Jonathan, conduisent les négociations en vue d'une transition démocratique.

Mission de la francophonie
De son côté, l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) va dépêcher au Burkina Faso une mission d'information pour suivre la mise en place d'une transition démocratique, a annoncé hier l'organisme. À l'initiative du secrétaire général de l'OIF, le Sénégalais Abdou Diouf, les membres de cette « mission d'information et de contacts » s'entretiendront à Ouagadougou avec les autorités nationales, des chefs d'institutions, des acteurs politiques et associatifs ainsi qu'avec les partenaires internationaux sur place. Cette mission, dirigée par l'ancien président du Cap-Vert Antonio Mascarenhas Monteiro, sera sur place du 11 au 13 novembre.
Parallèlement, Assimi Kouanda, le chef du parti de Blaise Compaoré, a été arrêté mardi soir, a-t-on appris hier de sources sécuritaires. L'interpellation de M. Kouanda serait en partie liée à des propos qu'il avait tenus fin octobre, à quelques jours de l'insurrection, a précisé un gendarme. Son dossier a été transmis au procureur du Burkina Faso, d'après cette source.
(Source : AFP)

Des incidents ont éclaté hier soir lors des négociations devant aboutir à une transition démocratique au Burkina Faso, menées par trois chefs d'État ouest-africains après la chute du président Blaise Compaoré.Alors que tous les acteurs devaient se réunir pour une séance plénière pour tenter de dégager un consensus dans l'hôtel de Ouagadougou abritant les discussions, les représentants de la société civile ont quitté la salle, demandant l'exclusion des membres de l'ex-majorité du président déchu. « On ne veut pas de la présence de la majorité ! » ont crié les représentants de la société civile. Des membres de l'opposition leur ont emboîté le pas. Les esprits s'échauffant, le service d'ordre a dû intervenir.« Nous n'avons pas encore enterré nos morts et voilà qu'on remet en selle des gens qui...
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