Des dizaines de milliers de Libanais de confession chiite se sont rassemblés mardi à l'appel du Hezbollah pour célébrer Achoura dans la banlieue sud de Beyrouth, placée sous très haute sécurité. Le secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, s'est adressé à la foule via une retransmission vidéo. Pour cette commémoration, une marée humaine d'hommes, de femmes et d'enfants vêtus de noir en signe de deuil, certains arborant des châles verts, couleur de l'un des étendards de l'imam Hussein, ou des drapeaux rouges, symbole de son sang, étaient rassemblés malgré la pluie.
Le leader chiite a commencé par saluer la mobilisation pour cette commémoration de Achoura qui se déroule dans un contexte sécuritaire difficile. « Ce qui s'est passé au Nigeria, ce qui s'est passé en Arabie saoudite, confirme que la violence continue, a-t-il déclaré. Lorsqu'ils vous menacent, quand ils menacent vos processions pacifiques, ils prouvent leur ignorance, leur faiblesse, leur violence. »
Lors de son discours, Hassan Nasrallah s'est attardé sur la « menace takfiriste » et l'engagement du Hezbollah en Syrie aux côtés du régime de Bachar el-Assad. « Le but des takfiristes était de dominer la Syrie. Après quatre ans de conflit, ils n'ont pas réussi à le faire. Ce qui s'est passé jusqu'à maintenant est une victoire pour tous ceux qui luttent pour que la région ne tombe pas, a déclaré Hassan Nasrallah. Damas est toujours là, la Syrie n'est pas tombée. » « N'est-ce pas une grande victoire, un grand exploit d'empêcher les coupeurs de têtes de dominer la Syrie ? s'est-il interrogé. Nous sommes fiers de ces victoires alors que nous participons auprès de nos frères syriens au combat. Tous les deux jours, nous lisons quelque part que le Hezbollah se retirera de Syrie. Mais là où nous nous trouvons, notre situation est excellente. La situation dans le Qalamoun est excellente et les takfiristes n'ont aucun avenir. »
Le leader chiite a par ailleurs abordé la question israélienne, affirmant que « les Israéliens ont pensé que les événements dans la région allaient affaiblir la résistance ». « Il n'y a pas un endroit que les roquettes de la résistance ne puissent atteindre », a-t-il menacé, affirmant que « la guerre ne nous fait pas peur ». « La résistance est aujourd'hui plus forte et a plus d'expérience pour affronter tous les dangers. La résistance est prête à toute éventualité au Liban-Sud, malgré la présence de nos combattants en Syrie », a-t-il conclu.
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CORRECTION ! MERCI : ".... car incompatible avec l’État "mental" anormalement psychotique de son sale régime bää bää bääSSyriaNique."
08 h 50, le 08 novembre 2014