Au nom du sacro-saint titre que nous leur avons attribué, au nom de ces postes que nous leur payons avec nos salaires de misère, au nom de cette immunité que leur donne leur position de «Ma3ali el-Wazir el-Mou7taram», «Fakhamat el-Raïs», «Sa3adat el-Moudir», «Cheikhna», «Rayyesna» et la liste est longue de titres donnés qui gonflent leur ego et leur donnent le droit d'agir et de réagir sans aucune impunité, nos ministres, nos députés, nos «Rayyesna», nos «cheikhna» peuvent tout se permettre sans aucun scrupule. Pourquoi? Parce que nos «Zaïms» ne craignent pas la justice dans ce pays où les lois ne concernent que les plus faibles. Parce que nos «Zaïms» savent qu'ils peuvent se permettre d'enfreindre les lois, protégés par leur sacro-sainte position dont ils se réclament en toute occasion. Parce que, selon nos «Zaïms», leur rang et leur poste imposent qu'ils soient servis illico presto, sans obligation d'attendre comme tout citoyen qui se respecte et respecte autrui. Parce que les «postdescriptions» et les fonctions, selon nos «Zaïms», exigent courbettes, respect, reconnaissance et honneurs, (après tout, ils viennent par ordre d'importance et de respect, après Dieu le Père, le pape et Sa Majesté la Reine!). Pire encore, les fils de nos «Zaïms» peuvent eux aussi tout se permettre, car le job de papa leur donne le droit d'aller au-delà de toutes règles et toutes lois: fumer dans les endroits interdits, conduire un bolide à 100 à l'heure en sens interdit sans que quelqu'un ne leur colle une contravention pour excès de vitesse, se pavaner entouré de bodyguards (que nous payons avec nos salaires de misère) comme papa, se faire rapidement servir dans les restaurants, car les fils de «Ma3ali el-Wazir» ou «Fakhamet el-Rayyes», ne doivent pas attendre. Et la liste des lois enfreintes est longue et infinie.
Nous l'aurons tous compris! Nos «Zaïms» appartiennent à une caste supérieure, eux qui ne seront jamais poursuivis en justice, car les lois et les interdits ne les concernent pas. Jusqu'au jour où, pour la première fois, la justice a réagi. Elle n'a plus appliqué le principe du «deux poids, deux mesures». Elle a condamné publiquement l'accusé, en l'occurrence le député Nicolas Fattouche, pour la bavure commise à l'encontre d'une fonctionnaire de l'État, a exigé des excuses, l'a rappelé à l'ordre, parce que la justice a compris que le peuple en a ras le bol de ces «Zaïms» qui se croient tout permis. Le conseil de l'ordre des avocats a également réagi et a sanctionné le député. Une première dans la justice qui, nous l'espérons, rappellera à l'ordre tous nos «Ma3ali el-Wazir el-Mou7tarameen», «Fakhamat el-Rayyes», «Sa3adat el-Moudir», «Cheikhna» qui oublient qu'ils sont issus de ce peuple avant d'être des «Zou3ama», qui oublient que la patience et la soumission de ce peuple, qu'ils bafouent et humilient au quotidien, ont des limites et qui oublient surtout qu'ils sont élus et payés par ce peuple pour travailler, défendre ses droits et le protéger et non l'humilier.
Lamia SFEIR DAROUNI


AILLEURS ERREURS DE LA BOÎTE CRÂNIENNE... ICI, DU TRAÎTRE CLAVIER. LIGNE SIX PRIÈRE LIRE : POUR ÉTALER ETC... MERCI.
12 h 35, le 05 novembre 2014