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Bahreïn: le militant Nabil Rajab maintenu en détention

Un tribunal de Manama a décidé mercredi de maintenir en détention le militant des droits de l'Homme Nabil Rajab, accusé d'"atteinte aux institutions", dans l'attente d'une nouvelle audience fixée à dimanche, ont indiqué ses sympathisants.

M. Rajab, un chiite arrêté début octobre, est jugé pour des tweets considérés comme hostiles aux ministères de l'Intérieur et de la Défense qui ont déposé plainte contre lui. Son procès s'est ouvert le 19 octobre. "De nombreux hommes de Bahreïn qui ont rejoint le terrorisme et l'EI (le groupe Etat islamique) viennent des institutions sécuritaires, et ces institutions ont été le premier incubateur idéologique", avait écrit M. Rajab dans l'un de ses tweets. Son procès s'est ouvert en dépit des appels lancés récemment par des ONG, notamment Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) réclamant sa libération et l'abandon des charges retenues contre lui.


Directeur du Centre bahreïni pour les droits de l'Homme, M. Rajab a été l'un des animateurs du mouvement de protestation lancé en février 2011 contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa au pouvoir pour réclamer une monarchie constitutionnelle. Violemment réprimé en mars 2011, ce mouvement, mené par des chiites, majoritaires dans le royaume, se poursuit depuis avec des manifestations sporadiques qui donnent régulièrement lieu à des heurts avec la police.

Un tribunal de Manama a décidé mercredi de maintenir en détention le militant des droits de l'Homme Nabil Rajab, accusé d'"atteinte aux institutions", dans l'attente d'une nouvelle audience fixée à dimanche, ont indiqué ses sympathisants.
M. Rajab, un chiite arrêté début octobre, est jugé pour des tweets considérés comme hostiles aux ministères de l'Intérieur et de la Défense qui ont déposé plainte contre lui. Son procès s'est ouvert le 19 octobre. "De nombreux hommes de Bahreïn qui ont rejoint le terrorisme et l'EI (le groupe Etat islamique) viennent des institutions sécuritaires, et ces institutions ont été le premier incubateur idéologique", avait écrit M. Rajab dans l'un de ses tweets. Son procès s'est ouvert en dépit des appels lancés récemment par des ONG, notamment Amnesty International et Human...