Le nouveau président afghan, Ashraf Ghani, a entamé mardi sa première visite officielle en Chine, un voisin très intéressé par les ressources minières de l'Afghanistan mais inquiet d'un possible vide sécuritaire après le départ de l'Otan.
Le président Ghani, un ancien professeur d'université aux Etats-Unis investi le mois dernier, est accompagné d'une importante délégation et doit rencontrer le président chinois Xi Jinping ainsi que plusieurs hauts responsables chinois, à la recherche d'investissements en Afghanistan.
Le président afghan doit signer une série d'accords bilatéraux et participer vendredi à une conférence internationale sur la reconstruction de l'Afghanistan, dite du "processus d'Istanbul", réunissant notamment les pays d'Asie centrale ainsi que la Chine, l'Inde et la Russie notamment.
La Chine partage une courte frontière de 76 km avec l'Afghanistan à ses confins du nord-ouest, au Xinjiang, et s'intéresse à ses ressources minérales. Mais le Xinjiang est le théâtre depuis plus d'un an d'une recrudescence de violences contre la présence chinoise de la part d'une frange radicalisée des Ouïghours, des turcophones de tradition musulmane qui constituent la principale ethnie de la région. Pékin a déclenché en représailles une sévère campagne "antiterroriste".
En 2012, lors d'une visite en Chine, Hamid Karzaï, le prédécesseur d'Ashraf Ghani, avait réaffirmé son soutien à la souveraineté chinoise sur le Xinjiang. Pékin a déjà obtenu des concessions importantes dans le pétrole et le cuivre en Afghanistan, dont le sous-sol recèlerait des gisements minéraux d'une valeur estimée à 1 000 milliards de dollars. "La Chine est la plus capable des nations du voisinage, elle doit être la première option" de Kaboul pour la recherche de nouveaux débouchés, a estimé un chercheur chinois de l'Institut des relations internationales contemporaines cité dans la presse, Fu Xiaoqiang.
Pékin s'inquiète toutefois du vide sécuritaire qui pourrait se produire après le départ à la fin de l'année des dernières unités combattantes américaines. Il reste quelque 40 000 soldats étrangers en Afghanistan, contre 140 000 en 2011. Après décembre, l'armée et la police afghanes devront affronter seules l'insurrection talibane. Une force de quelque 12 000 soldats, principalement américains, demeurera en Afghanistan pour assurer la formation de l'armée.
Le président Ghani, un ancien professeur d'université aux Etats-Unis investi le mois dernier, est accompagné d'une importante délégation et doit rencontrer le président chinois Xi Jinping ainsi que plusieurs hauts responsables chinois, à la recherche d'investissements en Afghanistan.
Le président afghan doit signer une série d'accords bilatéraux et participer vendredi à une conférence internationale sur la reconstruction de l'Afghanistan, dite du "processus d'Istanbul", réunissant notamment les pays d'Asie centrale ainsi que la Chine, l'Inde et la Russie notamment.
La Chine...


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