Le député Nicolas Fattouche a annoncé hier qu'il a décidé de se porter partie civile contre le bâtonnier de Beyrouth, Georges Jreige, et le conseil de l'ordre des avocats, les accusant de l'avoir diffamé.
M. Fattouche, qui a tenu hier une deuxième conférence de presse dans son bureau à Zahlé, pour répondre à ce qu'il a appelé une « campagne tendancieuse visant à porter atteinte à sa personne », a également indiqué qu'il envisage de demander à « ses collègues avocats de reconsidérer la composition de l'ordre, créé pour défendre leurs droits et ceux des Libanais ». « Sinon, a-t-il dit, nous serons en présence d'une dictature, avec à sa tête un tyran. »
En gros, M. Fattouche s'est présenté comme la victime d'une machination politico-médiatique nationale montée contre lui, à la faveur de l'affaire Manal Daou, la fonctionnaire au Palais de justice de Baabda, qu'il avait molestée la semaine dernière.
Pour justifier sa démarche contre M. Jreige, il s'est lancé dans un véritable réquisitoire contre lui. Le député a encore une fois reproché au bâtonnier de s'en être pris injustement à lui, estimant que « c'est à cause de ses déclarations, de sa violation des règles juridiques les plus élémentaires et parce qu'il a insinué que j'ai été radié du barreau que la campagne médiatique injuste et montée de toutes pièces, visant à nuire à ma personne morale, s'est attisée ».
Il a affirmé « ne pas vouloir s'incliner devant le chantage politique », tout en affirmant se placer « sous couvert de la loi, après avoir réalisé indubitablement que le complot visant le Liban est plus grave que ne le pensent les Libanais ».
M. Fattouche a catégoriquement démenti avoir molesté la fonctionnaire Manal Daou, relevant au passage que la loi interdisait à tout fonctionnaire de faire une déclaration à la presse sans l'autorisation de son supérieur, avant d'accuser certains médias d'avoir « exploité cet incident de manière inopportune ». Selon lui, « il a été prouvé plus tard que cette campagne médiatique était orchestrée ».
Le député a déploré le fait que « des avocats s'y sont associés » et critiqué longuement la façon avec laquelle le bâtonnier, « qui n'a même pas pris la peine de prendre contact avec moi », a parlé de lui à la presse. Il a expliqué de nouveau les circonstances qui l'avaient amené à tenir la première conférence de presse, indiquant que ce n'est qu'« à la fin » qu'il a évoqué M. Jreige « en exposant d'un point de vue strictement juridique la procédure que le bâtonnier aurait dû suivre dans cette affaire ».
M. Fattouche a ensuite descendu le communiqué du barreau commentant l'affaire Daou, en donnant lecture de certains extraits du texte, pour montrer qu'il est « politique par excellence et qu'il s'adresse non pas à l'avocat mais au député » qu'il est, avant de crier à la diffamation et à la calomnie. Il s'en est longuement pris au bâtonnier estimant qu'il l'a « publiquement humilié », l'accusant de parti pris politique et reprochant au barreau d'avoir « exprès laissé filtrer à la presse l'information au sujet de ma radiation pour nuire à ma réputation ».
Liban
Fattouche veut intenter un procès en diffamation contre le bâtonnier
OLJ / le 28 octobre 2014 à 01h14


Il n'est pas permis de laisser de tels énergumènes jouer aux vierges effarouchées..... Qu'il la boucle une fois pour toute.
09 h 34, le 28 octobre 2014