L'ancien directeur de la Caisse des déplacés, M. Chadi Massaad, a estimé hier « qu'il était temps d'arrêter d'aborder la réforme de la grille des salaires de manière aveugle », préconisant un « examen sérieux et en profondeur » de la problématique dans son ensemble. Pour lui, certains députés ont « sous-estimé la difficulté de ce dossier ». Il affirme, en outre, que le renvoi du projet de loi aux commissions parlementaires fixes était « assez évident » au regard du contenu du texte comme du contexte actuel. M. Massaad insiste aussi sur le fait que le débat doit permettre de produire un texte qui ne « crée pas d'inégalités entre les traitements des militaires et ceux des autres fonctionnaires ». L'ancien directeur a enfin déploré que les Libanais « servent de cobayes dans les expériences de l'État sur cette question », en parlant des répercussions de cette crise sur la vie économique.
M. Massaad n'est pas le premier à suggérer que les pouvoirs publics abordent le dossier de la grille des salaires sous un angle plus large. Le ministre d'État pour la Réforme administrative, Nabil de Freige, avait déjà affirmé, samedi dernier, qu'il était « favorable à l'adoption d'une nouvelle grille des salaires, à condition que celle-ci soit accompagnée d'une série de réformes de la fonction publique ». Samir el-Daher, conseiller économique de l'ancien Premier ministre Nagib Mikati, avait lui aussi évoqué la nécessité d'une réforme en profondeur dans ce domaine. Enfin, certaines voix se sont aussi élevées pour dénoncer les répercussions qu'aurait l'adoption de cette grille sur les employés du secteur privé.
Économie - Liban - Grille Des Salaires
« Les Libanais ne sont pas des cobayes »
OLJ / le 17 octobre 2014 à 01h37

