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Liban

Ils ont dit :

Le ministre du Travail, Sejaan Azzi, s’entretenant avec l’ambassadeur des États-Unis, David Hale. Photo Dalati et Nohra

* Samir Geagea, chef des Forces libanaises, au journal koweitien al-Raï, sur la question de savoir si le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, se charge de le persuader de retirer sa candidature à la présidence : « Je n'ai pas besoin que quiconque me persuade de le faire. Je suis moi-même persuadé que je devrais retirer ma candidature si cela pouvait aider à ce que l'élection présidentielle ait lieu. Mais si mon retrait de la course devait aboutir à compliquer encore davantage la situation, pourquoi prendrais-je cette initiative ? Or, justement, pour le moment, le retrait de ma candidature ne faciliterait pas les choses, et ce pour une raison bien simple : le général Michel Aoun aurait alors un prétexte plus grand pour rester sur sa position en prétendant que du moment qu'il n'y a plus qu'un seul candidat chrétien fort, pourquoi ne l'élirait-on
pas ? »

* Henry Hélou, député de Aley et candidat du Bloc démocratique (joumblattiste) à la présidence, à Radio-Orient : « La dégradation des rapports entre l'Arabie saoudite et l'Iran devrait nous inciter, nous Libanais, à nous entendre et à élire seuls le président de notre République. Nous ne pouvons pas continuer à attendre ce qui va se passer entre Riyad et Téhéran, ou alors l'évolution des pourparlers entre l'Iran et l'Amérique sur le dossier nucléaire. Il y a des progrès dans ces négociations, il est vrai, mais elles pourraient durer encore un ou deux ans. Nous ne pourrons pas attendre aussi longtemps. C'est pourquoi nous devons libaniser ces échéances. Mais hélas, il y a une partie qui reçoit ses ordres d'Iran et une autre, essentiellement chrétienne, qui boycotte les séances électorales de la Chambre. »

*Sejaan Azzi, ministre (Kataëb) du Travail, à l'issue d'un entretien au siège du ministère avec l'ambassadeur des États-Unis, David Hale : « L'ambassadeur américain a souligné l'importance de la tenue de l'élection présidentielle au Liban et m'a affirmé que la communauté internationale ne peut pas accepter que le pays reste sans président de la République. Il n'a pas été question, lors de l'entretien, de la prorogation de la législature, mais il fallait quand même que tout le monde relève que la prorogation est devenue inéluctable. »

*Yassine Jaber, député de Nabatiyeh et membre du bloc berryste, à la Voix du Liban 100,5 : « La question de la présidence devrait faire l'objet d'un accord entre tous les blocs politiques. Il est souhaitable qu'un dialogue ait lieu entre le courant du Futur et le CPL autour de la présidentielle et de la personnalité consensuelle adéquate. Pour notre part, nous ne sommes pas responsables du défaut d'élection d'un président. Notre bloc assiste aux séances électorales, mais dans le même temps, nous continuons à dire que les législatives sont prioritaires. »

*Atef Majdalani, député de Beyrouth (bloc du Futur), à la Voix du Liban 100,5 : « La question de la prorogation de la législature est déjà derrière nous. Il est clair à l'heure actuelle que le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, comprend et soutient la feuille de route établie par (le chef du courant du Futur) Saad Hariri. La priorité est à l'élection d'un président de la République et il est hors de question que nous allions à des législatives en l'absence d'un président. Saad Hariri tend toujours la main pour parvenir à l'élection d'un chef de l'État consensuel. »

* Le Conseil supérieur grec-catholique, dans un communiqué publié à l'issue de la première réunion de son nouveau comité exécutif sous l'égide de son vice-président, Michel Pharaon : « Il faut élire un président de la République. Il n'est pas permis que le premier poste de l'État reste vacant. Cela a des retombées néfastes sur l'ensemble des institutions constitutionnelles tout autant que sur la stabilité politique, économique et sociale. »

* Samir Geagea, chef des Forces libanaises, au journal koweitien al-Raï, sur la question de savoir si le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, se charge de le persuader de retirer sa candidature à la présidence : « Je n'ai pas besoin que quiconque me persuade de le faire. Je suis moi-même persuadé que je devrais retirer ma candidature si cela pouvait aider à ce que l'élection présidentielle ait lieu. Mais si mon retrait de la course devait aboutir à compliquer encore davantage la situation, pourquoi prendrais-je cette initiative ? Or, justement, pour le moment, le retrait de ma candidature ne faciliterait pas les choses, et ce pour une raison bien simple : le général Michel Aoun aurait alors un prétexte plus grand pour rester sur sa position en prétendant que du moment qu'il n'y a plus qu'un seul candidat chrétien...
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