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"Que le Hezbollah décide si l'escalade vaut la peine", lance le ministre israélien de la Défense

Quelques jours après une attaque perpétrée par le Hezbollah contre une patrouille militaire israélienne dans la région de Chebaa, le ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon a envisagé mercredi la possibilité que le Hezbollah ait gagné en confiance. "Il est possible que le Hezbollah ait gagné plus de confiance en lui-même que nous le pensions", a déclaré le ministre au quotidien israélien Haaretz.

Le Hezbollah a revendiqué l'opération attribuée à "la cellule du martyr Hassan Ali Haïdar de la Résistance islamique". Ce dernier, un membre du Hezbollah, a été tué le 5 septembre alors qu'il démantelait un engin d'espionnage israélien dans la région de Adloun, au Liban-Sud. Estimant que l'incident du 5 septembre montrait qu'"Israël voulait tester la résistance", Hassan Nasrallah a indiqué : "Notre réponse a été de faire exploser une bombe dans la région de Chebaa" contre une patrouille israélienne.

Dans les colonnes du quotidien israélien, Moshe Yaalon reconnaît que l'attaque menée par le Hezbollah était ambitieuse, tout en assurant que les renseignements israéliens ne sous-estiment pas la menace représentée par le parti chiite. Selon le responsables israélien, "les incidents ne prouvent pas que le Hezbollah prévoit une escalade". "Nous avons réagi avec force. Que le Hezbollah décide si l'escalade vaut la peine", ajoute-t-il.

En représailles à l'attaque contre la patrouille israélienne, l'artillerie israélienne avait bombardé deux positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Sur la situation régionale, Moshe Yaalon estime que le Hezbollah envoie des combattants en Irak et en Syrie contre sa volonté, et uniquement pour répondre aux ordres de l'Iran.  Le ministre israélien évoque aussi un changement de situation. "Il fut un temps où le régime syrien activait le Hezbollah pour nous frapper à la frontière du Liban-sud, et nous ne pouvions pas imputer la responsabilité directe de l'attaque au régime syrien. Aujourd’hui, le Hezbollah opère de la même manière sur le Golan", indique M. Yaalon. Israël estime que les attaques perpétrées à la frontière syro-israélienne sur le Golan sont le fait de milices liées au régime de Assad mais opérant sous l'inspiration du Hezbollah et des Gardiens de la révolution iranienne.

Lundi, lors d'une rare visite inopinée dans la Békaa, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait promis de vaincre les groupes terroristes tout en lançant un nouvel avertissement à Israël. "La résistance n'est pas faible et ne faiblira pas. Au contraire, la résistance est présente, forte et prête à affronter et repousser toute agression", avait-il dit à l'intention de l'État hébreu. "La résistance est toujours vigilante et protègera le Liban et son peuple contre toute tentative d'attaque."

Quelques jours après une attaque perpétrée par le Hezbollah contre une patrouille militaire israélienne dans la région de Chebaa, le ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon a envisagé mercredi la possibilité que le Hezbollah ait gagné en confiance. "Il est possible que le Hezbollah ait gagné plus de confiance en lui-même que nous le pensions", a déclaré le ministre au quotidien israélien Haaretz.
Le Hezbollah a revendiqué l'opération attribuée à "la cellule du martyr Hassan Ali Haïdar de la Résistance islamique". Ce dernier, un membre du Hezbollah, a été tué le 5 septembre alors qu'il démantelait un engin d'espionnage israélien dans la région de Adloun, au Liban-Sud. Estimant que l'incident du 5 septembre montrait qu'"Israël voulait tester la résistance", Hassan Nasrallah a indiqué : "Notre réponse a...