Qui est responsable ? La municipalité de Beyrouth ? Le ministère de l'Intérieur ? Celui des Affaires étrangères ? « On dirait Gaza. Même pendant la guerre, nous n'avons pas vu cela. » : les riverains de la rue Bliss sont hors d'eux. Pour quelles raisons l'ambassade d'Arabie saoudite a déménagé toute ou une partie de sa chancellerie de Koraytem non pas dans un endroit plus sûr, plus reculé, plus difficile d'accès, en banlieue, mais à quelques encablures à peine à vol d'oiseau, dans cette rue Bliss qui grouille, matin, soir et nuit ? Pour quelles raisons l'a-t-on laissé faire ; l'a-t-on laissé défigurer une rue avec un mur qui rétrécit l'axe de moitié dans le sens de la longueur, bloquant camions, livreurs, citernes et ambulances, générant d'infinis embouteillages et, surtout, rendant la vie infernale aux milliers d'étudiants de l'AUB et élèves de l'IC et de l'ACS ? Il faudra bien que quelqu'un se fende d'un début d'explication. À commencer par un Bilal Hamad, le président de la municipalité de Beyrouth, qui multiplie depuis quelque temps, une après une, les bourdes.
Z. M.


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