Le journalisme mène à tout – vieille boutade –, il n'est pas toujours nécessaire cependant d'en sortir. Au contraire. Le reportage, le besoin de se documenter, d'enregistrer des impressions neuves, des émotions fortes, de vivre son « papier » avant de l'écrire justifie les plus folles randonnées et peut mener loin sinon à tout.
Quitter l'Indochine sur une auto de course, mettre cap sur Paris et s'élancer à travers brousses et jungles, cette aventure devait tenter un journaliste établi en Extrême-Orient, par sa témérité et l'espoir qu'elle autorisait d'une copie abondante et sensationnelle.
Délaissant encrier et ciseaux, M. Georges Vairat partit un beau matin de Saigon sur une auto de course, cigare vrombissant, ayant à ses côtés, sur le siège étroit, un camarade. Quelques bagages dans le coffre, des cartes, un bloc-notes (...)
Le Siam constitua la première étape, la plus facile. L'itinéraire envisagé comportait en Malaisie et en Birmanie le franchissement de deux importantes chaînes de montagne (...)
Les ressources d'une nature encore inviolée par les pneumatiques devaient alimenter des appétits singulièrement aiguisés. M. Vairat avait deux carabines dans son coffre. De quoi attaquer... le giber. De quoi se défendre aussi.
La chaîne de Tenasserim franchie en Malaisie, restait l'autre, l'Aarat-Khan, qui lutta farouchement contre les envahisseurs et leurs chevaux-vapeur (...)
Après son double exploit, M. Georges Vairat a traversé les Indes, puis la Perse, sans incidents remarquables. Il vient d'arriver ici, venant de Bagdad.
Le magnifique et rude voyage qu'il a accompli constitue un bel exemple d'énergie et de ténacité (...)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef