«Pourquoi nous, musulmans, n'avons à offrir aujourd'hui au monde, à l'humanité et aux autres confessions que le meurtre et le sang?» Ainsi s'exprimait récemment l'écrivain koweïtien Fouad al-Hachem dans un article paru dans la presse de son pays.
Consultez l'histoire et regardez l'état du monde et des religions. Y trouvez-vous une seule religion ou confession qui croie que ses adeptes parviendront à la félicité et au paradis s'ils tuent des dizaines d'innocents hommes, femmes et enfants (non musulmans et musulmans)?
Avez-vous jamais lu ou entendu qu'un juif, un chrétien, un bouddhiste, un hindouiste, un adepte de toute autre religion ou un athée s'est fait exploser pour tuer des gens en prière dans une mosquée, une église, un temple?
Existe-t-il au monde une religion autre que l'islam qui croit que le meurtre collectif de gens pauvres, de femmes, d'enfants aide à se rapprocher de Dieu et donne accès au paradis?
Existe-t-il au monde des gens dont les actes ressemblent à ceux commis par des musulmans pour se rapprocher d'un tel Dieu cruel et criminel?
Ne me dites pas, je vous prie, qu'il s'agit d'exceptions étrangères à l'islam. L'exception est un terme qui s'applique à un phénomène isolé, non à des milliers d'auteurs d'attentats-suicide, à des centaines de milliers de personnes qui les aident et, derrière eux, à des millions de partisans qui les soutiennent et qui les qualifient de «moujahidine», de «martyrs», de «révolutionnaires», à des dizaines de millions de gens qui approuvent et justifient...
Les parents de l'individu anormal, bizarre, sont d'habitude isolés de leur milieu, rejetés, expulsés, alors que ce que nous observons est l'exact contraire. Les proches et les partisans de ces kamikazes occupent les premières places de ce spectacle vivant, ce qui signifie bien qu'il ne s'agit pas d'«exceptions» mais d'un phénomène général chez les musulmans.
Avez-vous vu une action de leaders ou de cheikhs musulmans visant le confinement de ce phénomène et la recherche des défauts et failles de cette pensée musulmane ayant abouti à une telle aberration? Le monde, à l'Est comme à l'Ouest, souffre du terrorisme (islamique). De la décapitation des habitants des hameaux aux Philippines, à la décapitation des filles des écoles par les hommes d'Abu Sayyaf, à l'assassinat des touristes en Indonésie, aux attentats à l'explosif en Inde et dans les mosquées chiites et les husseiniyés au Pakistan, au massacre de Mazar el-Chérif en Afghanistan, où ont été tués des milliers d'innocents, aux attentats meurtriers de Charm el-Cheikh et du Sinaï, aux carnages épouvantables en Algérie au cours des années quatre-vingt-dix, dont ont été victimes des centaines de milliers de gens inoffensifs, aux attentats visant les civils dans des villes d'Europe et d'Amérique, à l'attaque terroriste de New York et de Washington, à l'égorgement de journalistes devant les caméras de télévision, aux cris «Allah Akbar», aux assassinats par le Boko Haram qui font froid dans le dos, la liste est longue et ne cesse de s'allonger, les carnages qui se succèdent en Irak n'en constituant certainement pas le dernier épisode et visant autant les chiites que les Kurdes, les chrétiens, les yazidis, les Turkmènes et même les oiseaux, les arbres et les pierres.
Mais pourquoi ce glissement vers l'anéantissement?
Le temps de Omar, Abou Bakr, Osman, Ali et Salaheddine n'est-il donc pas l'islam? L'islam est-il celui servi de nos jours?
Que s'est-il passé? Et comment?
En fait, c'est la culture musulmane qui a changé. Elle est cantonnée à présent à sayyed Qotb et au hanbalisme.
Dans un poème interdit de publication, Nizar Kabbani qualifie notre culture islamique comme suit et éclaire ainsi le gouffre où elle a été précipitée:
«Notre culture n'est que bulles de savon et boue
En nous demeurent encore des résidus d'ignorance
ancienne
Nous revenons à la fin de la nuit, nous exerçons notre droit d'époux tels des taureaux et des étalons.
Nous l'exerçons en cinq minutes, sans passion, sans élégance et sans sympathie
Puis nous dormons, morts, en les laissant au milieu de la braise, dans la glaise, dans la boue
Mortes mais non tuées. Au milieu du gué, nous les
quittons...
Nous avons passé notre vie au lit
Avec notre nombreux harem, avec notre acte de
mariage.
Et nous avons dit : "Dieu a légiféré et permis".
Nos nuits sont réparties entre nos quatre épouses
Ici une lèvre, ici une jambe, ici un ongle, ici un doigt.
Nous avons travesti la parole de Dieu de sorte qu'elle nous soit utile et nous n'avons pas eu honte de ce que nous
faisons.
Nous avons galvaudé Sa Sainteté, nous avons oublié la noblesse de Son dessein
Et nous n'avons retenu que la couche.»
(à suivre)
Abdel Hamid El-AHDAB
Avocat


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JE RECTIFIE : VOUS AVEZ COMMIS L'ERREUR DE MENTIONNER "OSMAN" "LES OTTOMANS" POUR EXEMPLE...ETC... MERCI.
08 h 44, le 15 octobre 2014