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Liban - La Mémoire Des 90 Ans

Aoun : « Résistance jusqu’au bout »

Dans « L'Orient-Le Jour » du samedi 13 octobre 1990

« Le déploiement syrien revêt un caractère offensif. Il pourrait s'agir de pressions comme d'une attaque en bonne et due forme. Nous devons envisager le pire, mais, de toute manière, notre choix est fait : nous résisterons et nous n'accepterons pas de nous rendre. » C'est ce qu'a déclaré hier le chef du cabinet de militaires, le général Michel Aoun, dans un entretien accordé à l'agence Reuters.
(...) Réitérant par ailleurs son refus d'une solution imposée par la force et la terreur, il a souligné que « les affrontements seront si durs et leur coût si exorbitant que quiconque sera découragé de recourir à la solution militaire ».
« Certes, l'équilibre des forces à long terme n'est pas en notre faveur, mais nous pouvons infliger des pertes considérables aux assaillants », a-t-il ajouté. « Notre position étant de principe, a poursuivi le général Aoun, peu nous importe donc d'affronter toute l'armée syrienne ou une partie de cette force. Ils sont en mesure d'embraser tous les fronts qui s'étendent de Beyrouth aux deux Metn (...). »
(...) Par ailleurs, dans une intervention à la télévision française (Antenne 2), le général a souligné qu'il se trouve cerné de tous les côtés et que « la bataille finale pour la capitale est sur le point de commencer, les forces syriennes ne cessant de se masser... Tout va prendre feu. Il faut prévoir le pire, à savoir une invasion militaire car c'est ce qu'indiquent les renforts actuels ».
(...) Dans une déclaration antérieure, le général Aoun avait déclaré : « Jusqu'à présent, les données qui nous parvenaient par les canaux diplomatiques indiquaient qu'il est interdit de recourir à la force. Certes, les diplomates évoquaient parfois l'éventualité d'une opération contre Baabda, mais nous ne constatons rien sur le terrain. Durant les dernières 24 heures, plus d'un diplomate nous a affirmé qu'il n'y avait rien, mais nous avons perçu un vaste mouvement sur le terrain. Nous avons estimé qu'il s'agissait d'une pression militaire accrue, destinée à leur obtenir ce qu'ils n'ont pu avoir par la pression économique et politique. Nous avons donc pris les dispositions préparatoires militaires requises et nous en avons informé le monde. »

« Le déploiement syrien revêt un caractère offensif. Il pourrait s'agir de pressions comme d'une attaque en bonne et due forme. Nous devons envisager le pire, mais, de toute manière, notre choix est fait : nous résisterons et nous n'accepterons pas de nous rendre. » C'est ce qu'a déclaré hier le chef du cabinet de militaires, le général Michel Aoun, dans un entretien accordé à l'agence Reuters.(...) Réitérant par ailleurs son refus d'une solution imposée par la force et la terreur, il a souligné que « les affrontements seront si durs et leur coût si exorbitant que quiconque sera découragé de recourir à la solution militaire ».« Certes, l'équilibre des forces à long terme n'est pas en notre faveur, mais nous pouvons infliger des pertes considérables aux assaillants », a-t-il ajouté. « Notre position...
commentaires (2)

IL AVAIT DIT : IL N'ACCEPTERAIT PAS DE SE RENDRE... PAS DE SE VENDRE !!! FAUT LE COMPRENDRE QUAND MÊME...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

17 h 28, le 14 octobre 2014

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Commentaires (2)

  • IL AVAIT DIT : IL N'ACCEPTERAIT PAS DE SE RENDRE... PAS DE SE VENDRE !!! FAUT LE COMPRENDRE QUAND MÊME...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 28, le 14 octobre 2014

  • Etant donné le rapport de forces, se rendre n'aurait pas été déshonorant, mais courir se mettre à l'abri en laissant ses hommes se faire massacrer!!!... J'avoue ne pas comprendre qu'il puisse y avoir au Liban, encore une seule personne qui mette en lui ses espoirs.

    Yves Prevost

    13 h 19, le 13 octobre 2014

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