Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré hier que le ralentissement de la conjoncture économique dans la zone euro pourrait accroître la réticence des entreprises et des ménages à investir.
Si les risques qui entourent les perspectives économiques de la région restent orientés à la baisse, la reprise devrait reprendre après la stagnation enregistrée au deuxième trimestre, mais à un niveau modeste, a-t-il ajouté dans un communiqué, en soulignant la nécessité de poursuivre la consolidation budgétaire et les réformes structurelles.
« La dégradation actuelle de la tendance économique pourrait retarder encore quelque peu le redémarrage de l'investissement privé, lequel est aussi défavorablement affecté par l'augmentation des risques géopolitiques », a-t-il dit.
« Une mise en œuvre ferme de la consolidation budgétaire de manière favorable à la croissance et la détermination dans les efforts de réformes structurelles devraient contribuer à soutenir la confiance des entreprises et des consommateurs à l'avenir. »
Mario Draghi a une nouvelle fois réaffirmé que le Conseil des gouverneurs était unanime dans son engagement à recourir si nécessaire à des mesures non conventionnelles, dans le cadre du mandat de la BCE, pour répondre aux risques liés à une période prolongée d'inflation faible.
Économie
Draghi : La reprise faible risque de freiner l’investissement
OLJ / le 11 octobre 2014 à 00h00

