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Économie

Élections américaines et débat budgétaire

Les élections de mi-mandat, le 4 novembre, prévoient le renouvellement d'un tiers du Sénat et de la totalité de la Chambre des représentants, à quoi s'ajoutent nombre d'élections locales. Pour plusieurs raisons (découpage électoral, abstention de l'électorat démocrate), la Chambre a toutes les chances de rester aux mains des républicains. Au Sénat, le jeu est plus ouvert. De nombreux sièges démocrates sont remis en jeu et pourraient revenir au camp adverse. Les républicains ont un léger avantage selon les sondages, qui reste dans la marge d'erreur. Une majorité des deux tiers, nécessaire pour contrer un éventuel veto présidentiel, est toutefois hors de portée. Il s'ensuit qu'avec un gouvernement divisé entre un Congrès sous le contrôle républicain et un président démocrate, l'activité législative va rester faible, comme c'est le cas depuis quelques années.
Plus que le feuilleton politique, c'est le retour du feuilleton budgétaire qu'il faudra surveiller. Après le shutdown du gouvernement l'an dernier, un accord a été passé qui fixe des niveaux de dépenses jusqu'en octobre 2015 et qui suspend le plafond de la dette jusqu'au 15 mars 2015. Techniquement, une loi détaillant la répartition des dépenses est nécessaire, la dernière courant jusqu'au 11 décembre 2014. Bien que des turbulences ne soient pas à exclure à l'approche de toutes ces échéances, un nouveau shutdown est peu probable, car désormais seules des questions de détail sont en jeu. Dans le cas où le Sénat passerait aux républicains, la prochaine échéance à surveiller sera plutôt au milieu de l'année prochaine, lors de la discussion du budget 2016. Toutefois, la campagne présidentielle de 2016 va rapidement prendre de l'importance et il n'y aura guère à gagner à s'opposer frontalement à un président sur le départ. Un certain calme sur le front fiscal ne serait pas immérité après tout. À moins de 3 %, le déficit fédéral est maîtrisé et la dette cesse d'augmenter. Même si le Congrès reste dysfonctionnel, il n'y a plus vraiment matière à s'affronter de façon dogmatique sur les questions budgétaires. Le temps est peut-être venu de laisser le secteur privé à l'abri de l'incertitude politique. Ce serait une bonne chose pour la croissance économique.

 

Les élections de mi-mandat, le 4 novembre, prévoient le renouvellement d'un tiers du Sénat et de la totalité de la Chambre des représentants, à quoi s'ajoutent nombre d'élections locales. Pour plusieurs raisons (découpage électoral, abstention de l'électorat démocrate), la Chambre a toutes les chances de rester aux mains des républicains. Au Sénat, le jeu est plus ouvert. De nombreux sièges démocrates sont remis en jeu et pourraient revenir au camp adverse. Les républicains ont un léger avantage selon les sondages, qui reste dans la marge d'erreur. Une majorité des deux tiers, nécessaire pour contrer un éventuel veto présidentiel, est toutefois hors de portée. Il s'ensuit qu'avec un gouvernement divisé entre un Congrès sous le contrôle républicain et un président démocrate, l'activité législative va rester...
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