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Moyen Orient et Monde - Syrie

L’EI progresse dans Kobané, Washington presse Ankara d’agir

Le ministre des Affaires étrangères turc juge « non réaliste » que son pays envoie seul des troupes combattre les jihadistes.

Une fumée noire après des frappes aériennes sur la ville de Kobané. Aris Messinis/AFP

Les jihadistes de l'État islamique (EI) avançaient hier dans Kobané après avoir pris le contrôle d'un tiers de cette ville kurde du nord de la Syrie, malgré une intensification des frappes de la coalition internationale.
Dans l'immédiat, les combattants kurdes qui défendent la ville stratégique de Kobané, tout près de la frontière turque, savent désormais qu'ils ne devront compter que sur leurs propres forces. « Malgré une résistance acharnée des forces kurdes, l'EI a avancé vers le centre et s'est rendu maître de plus d'un tiers de Kobané », a déclaré le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. « Les jihadistes se sont emparés de l'immeuble des Assayech (forces de sécurité kurdes) dans le nord-est de la ville » et se rapprochent du « carré de sécurité », secteur abritant le commandement des Unités de protection du peuple (YPG), la principale milice kurde, selon l'ONG.
De plus, en soirée, les combats de rue se poursuivaient aux abords sud, est et ouest de la ville où les jihadistes ont réussi à entrer lundi, a ajouté l'OSDH en faisant état d'une nouvelle frappe de la coalition dirigée par les États-Unis sur des positions de l'EI dans l'est de Kobané. Le rapport de force est cependant défavorable aux Kurdes, l'EI possédant véhicules blindés et armes sophistiquées.

 

(Repère : Qui veut quoi, qui frappe où ?)

 

« Mesures urgentes et rapides »
Du côté turc de la frontière, il était possible de voir quatre frappes dans la région de Kobané (Aïn al-Arab en langue arabe). D'épaisses fumées étaient visibles au-dessus de la ville et de violents échanges de tirs audibles. De son côté, l'armée américaine a confirmé cinq frappes contre des positions de l'EI au sud de Kobané, qui continue d'être, selon elle, en grande partie sous le contrôle des YPG. Néanmoins, le Pentagone a reconnu que « les frappes à elles seules ne vont pas sauver » la ville, soulignant la nécessité d'avoir des troupes « compétentes » sur le terrain.
En outre, selon le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, les jihadistes ont changé de tactique pour s'adapter aux frappes lancées le 23 septembre en Syrie par les États-Unis et leurs alliés arabes. « Ils ne se déplacent plus dans de longs convois (...) Ils n'établissent pas de QG qui sont visibles. » S'ils réussissaient à conquérir Kobané, les jihadistes s'assureraient la maîtrise sans discontinuité d'une longue bande de territoire à la frontière syro-turque.

 

(Lire aussi : Erdogan hausse le ton contre les manifestants kurdes, toujours mobilisés)


De plus, malgré le feu vert du Parlement turc pour une opération militaire contre l'EI, le ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a jugé « non réaliste » que son pays envoie seul des troupes combattre les jihadistes. Les États-Unis ont exprimé leur frustration devant les réticences de la Turquie. « Des mesures urgentes et rapides sont nécessaires pour stopper les capacités militaires de l'EI, et le général John Allen », qui coordonne la coalition, va « le dire clairement » aux responsables turcs, a dit le département d'État.

Pour rappel, Ankara a fait de la création d'une zone tampon, visant à protéger les secteurs tenus par la rébellion modérée contre le régime syrien et les populations fuyant la guerre, une condition de sa participation aux opérations antijihadistes. Mais cette proposition, soutenue par la France, ne suscite guère l'enthousiasme de la Maison-Blanche et de l'Otan. Et pour Moscou, toute création d'une « zone tampon » nécessite un feu vert du Conseil de sécurité de l'Onu.

 

Les jihadistes de l'État islamique (EI) avançaient hier dans Kobané après avoir pris le contrôle d'un tiers de cette ville kurde du nord de la Syrie, malgré une intensification des frappes de la coalition internationale.Dans l'immédiat, les combattants kurdes qui défendent la ville stratégique de Kobané, tout près de la frontière turque, savent désormais qu'ils ne devront compter que sur leurs propres forces. « Malgré une résistance acharnée des forces kurdes, l'EI a avancé vers le centre et s'est rendu maître de plus d'un tiers de Kobané », a déclaré le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. « Les jihadistes se sont emparés de l'immeuble des Assayech (forces de sécurité kurdes) dans le nord-est de la ville » et se rapprochent du « carré de sécurité »,...
commentaires (2)

AVEC TOUTES SES FANFARONNADES ERDO, L'AMI ET SUPPORTEUR DES IKHWANISTES ET AUTRES, NE VEUT PAS ÊTRE LE BOUC ÉMISSAIRE ET NÉGOCIE... EN PRIANT LE DIEU DES TÉNÈBRES QUE D'AUTRES LE DÉFASSENT DES KURDES ENTRETEMPS !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 00, le 10 octobre 2014

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Commentaires (2)

  • AVEC TOUTES SES FANFARONNADES ERDO, L'AMI ET SUPPORTEUR DES IKHWANISTES ET AUTRES, NE VEUT PAS ÊTRE LE BOUC ÉMISSAIRE ET NÉGOCIE... EN PRIANT LE DIEU DES TÉNÈBRES QUE D'AUTRES LE DÉFASSENT DES KURDES ENTRETEMPS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 00, le 10 octobre 2014

  • MAIS BIEN SUR Mr. ERDOGAN ASSEZ ISLAMISTE LUI-MÊME, PLUTÔT RÉAC, PRÉFÈRE SANS DOUTE L'EI A SA FRONTIÈRE QUE LES KURDES... DEPUIS LE TEMPS QU'UN CONTENTIEUX EXISTE ENTRE KURDES ET TURCS A CE RYTHME LA IL SERA TROP TARD ...

    Atallah Mansour Simone

    09 h 35, le 10 octobre 2014

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