Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a jugé jeudi qu'il n'était "pas réaliste" d'envisager que la Turquie mène seule une intervention militaire terrestre contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui assiègent la ville syrienne de Kobané (Aïn el-Arab).
"Il n'est pas réaliste d'attendre de la Turquie qu'elle mène toute seule une opération terrestre" contre EI, a déclaré M. Cavusoglu à la presse à l'issue d'un entretien à Ankara avec le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg.
Depuis lundi soir, la Turquie est secouée par de violentes manifestations de Kurdes qui reprochent au gouvernement islamo-conservateur d'Ankara de ne pas intervenir militairement pour empêcher la ville de Kobané (Aïn al-Arab en langue arabe), frontalière de la Turquie, de tomber entre les mains de l'EI.
Ces émeutes ont fait au moins 22 morts, des dizaines de blessés et de très importants dégâts matériels, selon le dernier bilan compilé par les médias turcs.
M. Cavusoglu a par ailleurs estimé que les frappes aériennes menées par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis contre des cibles jihadistes étaient "réussies". "Mais toutes les autres opérations militaires, y compris une opération terrestre, doivent être envisagées", a-t-il ajouté.
Le Parlement turc a accordé il y a une semaine son feu vert formel à une opération militaire turque contre les jihadistes en Irak et en Syrie. Mais le gouvernement s'y est jusque-là refusé, redoutant qu'une intervention contre l'EI renforce le régime du président syrien Bachar el-Assad, dont il souhaite la chute.
"La paix ne sera jamais véritablement restaurée en Syrie sans le départ de Bachar el-Assad et de son régime", a répété jeudi M. Cavusoglu.
"Il n'est pas réaliste d'attendre de la Turquie qu'elle mène toute seule une opération terrestre" contre EI, a déclaré M. Cavusoglu à la presse à l'issue d'un entretien à Ankara avec le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg.
Depuis lundi soir, la Turquie est secouée par de violentes manifestations de Kurdes qui reprochent au gouvernement islamo-conservateur d'Ankara de ne pas intervenir militairement pour empêcher la ville de Kobané (Aïn al-Arab en langue arabe), frontalière de la Turquie, de tomber entre les mains de...


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