Le ministre de la Santé Waël Bou Faour a assuré mardi que le gouvernement était déterminé à poursuivre les négociations afin d'obtenir la libération des militaires enlevés par les jihadistes lors des combats à Ersal (Békaa) début août.
"Les obstacles des derniers jours ne mettent pas fin aux négociations", a souligné M. Bou Faour, à l'issue d'une rencontre au Grand Sérail avec le Premier ministre Tammam Salam. "Nous espérons voir des développements positifs, et l'important est que la volonté du gouvernement reste solide afin d'aboutir à un dénouement heureux dans ce dossier. Celui-ci constitue la priorité des priorités. Si l'échange est incontournable, nous devons le faire. Plus le temps passe, plus la vie des militaires est en danger, et le dossier risque de devenir secondaire", a-t-il poursuivi.
"Nous sommes plus faibles que les États-Unis et la Turquie, mais ces deux États ont pourtant accepté de faire des compromis avec des jihadistes. Le peuple palestinien a également fait des compromis avec le Israéliens afin d'obtenir la libération de prisonniers, a fait remarquer M. Bou Faour. Le prestige de l’État sortira renforcé après la relaxe des soldats".
Une trentaine de soldats et de gendarmes sont retenus par les jihadistes du Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda) et par l’État islamique (EI) depuis les combats violents entre l'armée et des extrémistes à Ersal dans la Békaa. Trois d'entre eux ont été tués, dont deux par décapitation. Le gouvernement était initialement opposé à tout compromis avec les jihadistes, notamment une libération des détenus islamistes à la prison de Roumieh, contre celle des otages militaires. Mais plusieurs partis politiques se sont récemment exprimés en faveur d'un tel échange, notamment celui du leader druze, Walid Joumblatt. Les parents des otages procèdent à des blocages réguliers d'axe routiers, en guise de protestation contre les atermoiements du gouvernement.
"Les obstacles des derniers jours ne mettent pas fin aux négociations", a souligné M. Bou Faour, à l'issue d'une rencontre au Grand Sérail avec le Premier ministre Tammam Salam. "Nous espérons voir des développements positifs, et l'important est que la volonté du gouvernement reste solide afin d'aboutir à un dénouement heureux dans ce dossier. Celui-ci constitue la priorité des priorités. Si l'échange est incontournable, nous devons le faire. Plus le temps passe, plus la vie des militaires est en danger, et le dossier risque de devenir secondaire", a-t-il poursuivi.
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