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Liban - La Mémoire Des 90 Ans

Raymond Eddé : Beyrouth n’existe plus Le leader du Bloc national convaincu que l’État n’ose pas saisir l’Onu

Dans « L'Orient-Le Jour » du 4 octobre 1978

D’un noir de jais, la fumée des dépôts de carburant de Dora n’allait pas tarder à recouvrir Beyrouth d’un nuage de plomb.

M. Raymond Eddé, chef de file des chrétiens modérés libanais, estime que « la France devrait intervenir auprès du Conseil de sécurité des Nations unies et demander l'envoi de Casques bleus au Liban pour y remplacer l'armée syrienne ».
Interrogé mardi à Paris au micro d'Antenne 2, M. Eddé a affirmé que « le président Élias Sarkis et son gouvernement sont virtuellement prisonniers des Syriens. Ils n'osent pas saisir le Conseil de sécurité et prétendent que cela donnerait lieu à des complications d'ordre interne ».
« Mais, a ajouté le leader du Bloc national, des complications d'ordre interne au Liban, cela n'existe plus. L'armée syrienne a tout détruit. Il n'y a plus rien à sauver. La ville de Beyrouth n'existe plus, ni commercialement, ni politiquement, ni humainement : c'est Stalingrad, c'est Berlin après la guerre. »
Selon M. Eddé, il ne s'agit plus de procéder par compromis, selon la tradition libanaise, puisque nous sommes en train d'être assassinés.

M. Raymond Eddé, chef de file des chrétiens modérés libanais, estime que « la France devrait intervenir auprès du Conseil de sécurité des Nations unies et demander l'envoi de Casques bleus au Liban pour y remplacer l'armée syrienne ».Interrogé mardi à Paris au micro d'Antenne 2, M. Eddé a affirmé que « le président Élias Sarkis et son gouvernement sont virtuellement prisonniers des Syriens. Ils n'osent pas saisir le Conseil de sécurité et prétendent que cela donnerait lieu à des complications d'ordre interne ».« Mais, a ajouté le leader du Bloc national, des complications d'ordre interne au Liban, cela n'existe plus. L'armée syrienne a tout détruit. Il n'y a plus rien à sauver. La ville de Beyrouth n'existe plus, ni commercialement, ni politiquement, ni humainement : c'est Stalingrad, c'est Berlin après...
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