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Hong Kong: la presse de Pékin dénonce des "extrémistes", censure dans les médias sociaux

Les manifestations prodémocratie à Hong Kong, animées par des "extrémistes politiques", sont "vouées à l'échec", a averti lundi la presse officielle chinoise au lendemain d'incidents entre la police et des milliers de manifestants.

Ces commentaires autorisés interviennent alors que les autorités ont censuré dans les médias sociaux toute information relative à l'agitation dans l'ancienne colonie britannique, y compris les échanges de photos sur l'application Instagram pour les smartphones.


"Les militants radicaux sont voués à l'échec", écrit dans un éditorial le quotidien officiel Global Times, déplorant que l'agitation "ruine l'image de Hong Kong". "Les groupes d'opposition savent bien qu'il est impossible de modifier la décision" sur les modalités de l'élection de 2017 du gouverneur de Hong Kong, annoncée fin août par le comité permanent de l'Assemblée nationale populaire (ANP, parlement) de Pékin. Aux termes de cette décision, le futur chef de l'exécutif local serait bien élu au suffrage universel, mais seuls deux ou trois candidats sélectionnés par Pékin seraient habilités à se présenter.


En réaction, étudiants et lycéens de Hong Kong ont déclenché une campagne de désobéissance civile qui s'est brutalement accélérée au cours du week-end, durant lequel Hong Kong a connu les pires troubles depuis son passage sous tutelle chinoise en 1997. Mais "la stabilité fondamentale de Hong Kong ne sera pas détruite", écrit le Global Times, selon qui les "radicaux" souhaitent que "le mouvement de rue fasse boule de neige".


Cette campagne, baptisée "Occupy Central" -- le district financier de Hong Kong -- est organisée par des "extrémistes politiques" qui veulent "profiter de l'idéalisme et de l'enthousiasme des étudiants pour promouvoir une avancée démocratique", a accusé de son côté le China Daily, selon lequel il s'agit d'une "tentative désespérée" pour faire avancer leur objectifs politiques.


Tout lien avec les événements de Tiananmen en 1989 est "sans fondement", a ajouté le Global Times à l'adresse de la presse américaine. "La Chine n'est plus le même pays qu'il y a 25 ans", écrit le journal. "Le pays a maintenant plus d'approches possibles pour traiter des formes d'agitation variées".


Selon le site américain China Digital Times, qui assure un suivi de la propagande chinoise, les autorités ont ordonné à tous les sites internet chinois d'enlever "immédiatement" toute information sur les manifestations de Hong Kong. Le Quotidien du Peuple, organe du PC chinois, est resté muet lundi sur les événements.

Les manifestations prodémocratie à Hong Kong, animées par des "extrémistes politiques", sont "vouées à l'échec", a averti lundi la presse officielle chinoise au lendemain d'incidents entre la police et des milliers de manifestants.
Ces commentaires autorisés interviennent alors que les autorités ont censuré dans les médias sociaux toute information relative à l'agitation dans l'ancienne colonie britannique, y compris les échanges de photos sur l'application Instagram pour les smartphones.
"Les militants radicaux sont voués à l'échec", écrit dans un éditorial le quotidien officiel Global Times, déplorant que l'agitation "ruine l'image de Hong Kong". "Les groupes d'opposition savent bien qu'il est impossible de modifier la décision" sur les modalités de l'élection de 2017 du gouverneur de Hong Kong, annoncée fin...