Un employé d'EDL a tenté, hier dans la matinée, de récupérer une série de cachets officiels appartenant à l'établissement, avec l'aide de l'un de ses collègues ainsi que celle de l'un des journaliers. Une fois alertées, les forces de l'ordre ont aussitôt interpellé l'intéressé avant de saisir le matériel en question, a rapporté l'Agence nationale d'information.
Le conseil d'administration du fournisseur d'électricité a réagi à ce nouveau développement en demandant au Conseil des ministres de donner l'autorisation de « déplacer des biens de l'établissement vers un lieu sécurisé ». Cette mesure est liée à « l'impossibilité pour les forces de l'ordre de rétablir l'accès normal au siège d'EDL ». Réunie une fois de plus dans les locaux de la centrale thermique de Zouk, la direction d'EDL s'est aussi interrogée sur les circonstances de l'incident survenu dans la matinée. Rappelons en effet que le bâtiment a été placé sous la protection des forces de l'ordre suite à une demande du conseil d'administration de l'institution formulée le 25 août 2014. Dans ces circonstances, l'accès au bâtiment était interdit à toute personne ne disposant pas d'une autorisation expresse émanant de la direction de l'établissement.
Le communiqué revient également sur les conséquences négatives de « l'occupation » du siège d'EDL sur le bon fonctionnement de l'institution et la multiplication des pannes de courant.
Les journaliers ont, de leur côté, appelé les citoyens à « faire preuve de prudence » au moment de payer leurs factures d'électricité. Selon ces derniers, la société BUS (l'un des trois prestataires de services engagés aux côtés d'EDL) aurait entrepris d'imprimer les bordereaux au sein de ses locaux, alors même que ces derniers sont généralement tous émis depuis le siège d'EDL. Le terme de « contrebande » a même été évoqué par le communiqué. Rappelons que la société BUS est la seule des prestataires de services à ne pas avoir été ébranlée par la mobilisation des journaliers en début de semaine.
En parallèle, un communiqué émanant d'une délégation composée de salariés d'EDL a tenu à clarifier un certain nombre de points concernant cette affaire, afin de couper court aux différentes rumeurs qui circulent depuis le début du conflit. Le nombre de journaliers qui pourraient être admis au cadre (897) et la possibilité pour EDL de faire appel aux prestataires de services engagés à ses côtés pour reclasser une partie d'entre eux font ainsi partie des points mis en exergue.
Économie - Edl
Imbroglio autour de l’impression des factures
OLJ / le 27 septembre 2014 à 00h35

