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Économie - Liban - Transport

Les employés de la TMA dénoncent les pressions exercées par le patronat

Initialement fondée en 1953 par l’homme d’affaires libanais Mounir Abou Haïdar, la TMA a connu bien des hauts et des bas au cours des trente dernières années.

Les employés de la compagnie libanaise de cargo aérien Trans Mediterranean Airways (TMA), ont poursuivi hier leur sit-in devant le siège de BankMed, à Clemenceau, afin de manifester contre le non-paiement de leurs salaires depuis près de 4 mois.
Rappelons que la TMA est confrontée depuis des années à de graves problèmes financiers ; ses pertes s'élèveraient aujourd'hui à 230 millions de dollars. Dans ce contexte, outre la question du versement des salaires, les 150 employés du transporteur auraient été soumis à de fortes pressions de la part du patronat, qui tenterait de les pousser à démissionner.
« Nous avons organisé de nombreuses manifestations, nous nous sommes mobilisés pour réclamer nos salaires (...) mais personne n'a adressé nos demandes », a dénoncé hier leur porte-parole, Souhail Amhaz.
« Ils (l'administration de la TMA) tentent de nous affamer pour faire pression sur nous, pour nous pousser à démissionner, a-t-il poursuivi. Nous avons fait appel au ministre du Travail pour qu'il intervienne, pour qu'il empêche l'arrêt des activités de la compagnie, pour qu'il fasse en sorte que nos emplois soient conservés. »
Imad Jamil, un employé de la TMA interrogé par le quotidien anglophone The Daily Star, a révélé en début de semaine que l'administration aurait proposé de dédommager le personnel – en échange de sa démission – à hauteur de 2,5 mois de salaire pour chaque année passée au service de la compagnie. Au-delà d'une période de travail totalisant 28 ans, l'équivalent d'un mois de salaire serait également versé en contrepartie de chaque année supplémentaire.
Mais la TMA aurait changé d'avis « quand seulement 50 employés sur 150 ont accepté de démissionner », d'après M. Jamil. Par conséquent, la compagnie proposerait aujourd'hui une formule fixe, « l'équivalent de 8 mois de salaire, indifféremment du nombre d'années passées à son service ».
Une proposition qui ne semble pas séduire les employés, qui ont fait part de leur intention de poursuivre leur combat devant les locaux de la banque où ils perçoivent habituellement leur salaire.
Initialement fondée en 1953 par l'homme d'affaires libanais Mounir Abou Haïdar, la TMA a connu bien des hauts et des bas au cours des trente dernières années : de l'interruption de ses activités en 1985, en raison de la guerre civile, à son interdiction de voler en Europe en 2002 et sa suspension en 2005 sur fond de bras de fer politique.
En 2008, la TMA, endettée à hauteur de 60 millions de dollars, est rachetée pour 1 dollar symbolique par l'homme d'affaires Mazen Bsat. Malgré la volonté affichée par ce dernier de faire prendre un nouveau départ à la compagnie, notamment en investissant dans un nouvel Airbus, il finit par la céder en 2010 à de nouveaux investisseurs. En 2012, le capitaine Riad Mekkaoui est nommé PDG.

Les employés de la compagnie libanaise de cargo aérien Trans Mediterranean Airways (TMA), ont poursuivi hier leur sit-in devant le siège de BankMed, à Clemenceau, afin de manifester contre le non-paiement de leurs salaires depuis près de 4 mois.Rappelons que la TMA est confrontée depuis des années à de graves problèmes financiers ; ses pertes s'élèveraient aujourd'hui à 230 millions de dollars. Dans ce contexte, outre la question du versement des salaires, les 150 employés du transporteur auraient été soumis à de fortes pressions de la part du patronat, qui tenterait de les pousser à démissionner.« Nous avons organisé de nombreuses manifestations, nous nous sommes mobilisés pour réclamer nos salaires (...) mais personne n'a adressé nos demandes », a dénoncé hier leur porte-parole, Souhail Amhaz.« Ils...
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