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Économie

PMI zone euro: déconnexion PIB-PMI ?

UEM : indice PMI-composite vs variation du PIB réel (sur 1 trimestre, rythme annuel)

À l'inverse des États-Unis, les rythmes d'activité et la confiance en zone euro s'effritent depuis quelques mois. Le PMI composite de la zone euro avait progressé sur les quatre premiers mois (2 pts) avant de reculer sur les quatre suivants (-1,5 pt). De 54 points en avril, un plus haut depuis trois ans, il est tombé à 52,5 en août. Ces niveaux n'auraient rien d'alarmant si la croissance du PIB réel qui leur est normalement associée (environ 0,3 % t/t) était au rendez-vous. Mais ce ne fut pas le cas au T2, la croissance étant nulle. L'érosion récente du climat des affaires européen a plusieurs causes qui se combinent : incertitude géopolitique, lenteur des réformes, risque de déflation. Même si le degré de restriction budgétaire s'est atténué en 2014, le revenu des ménages et la demande intérieure sont trop fragiles pour redonner de la visibilité aux entreprises. La dépréciation de l'euro qui s'est accentuée avec l'assouplissement de la politique monétaire de la BCE est, à l'inverse, un facteur positif pour le secteur manufacturier, mais il ne peut suffire à effacer les autres motifs de faiblesse. Le consensus table sur une relative stabilité des PMI sur les niveaux récents. On aura un regard particulier sur les PMI français, d'une part parce qu'elles sous-performent le reste de la zone, d'autre part pour apprécier si le discours « proentreprises » du nouveau gouvernement commence à mordre dans les esprits.

À l'inverse des États-Unis, les rythmes d'activité et la confiance en zone euro s'effritent depuis quelques mois. Le PMI composite de la zone euro avait progressé sur les quatre premiers mois (2 pts) avant de reculer sur les quatre suivants (-1,5 pt). De 54 points en avril, un plus haut depuis trois ans, il est tombé à 52,5 en août. Ces niveaux n'auraient rien d'alarmant si la croissance du PIB réel qui leur est normalement associée (environ 0,3 % t/t) était au rendez-vous. Mais ce ne fut pas le cas au T2, la croissance étant nulle. L'érosion récente du climat des affaires européen a plusieurs causes qui se combinent : incertitude géopolitique, lenteur des réformes, risque de déflation. Même si le degré de restriction budgétaire s'est atténué en 2014, le revenu des ménages et la demande intérieure sont trop...
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