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Yémen : les rebelles chiites déployés autour des sites conquis à Sanaa

Les rebelles chiites armés étaient déployés lundi autour des bâtiments publics et des sites militaires conquis à Sanaa au lendemain de la signature d'un accord de paix au Yémen, parrainé par l'ONU.

L'offensive fulgurante lancée dimanche par les rebelles dans la capitale où ils ont pris plusieurs sites sans résistance des forces armées et de sécurité, a montré l'extrême fragilité du régime au Yémen, limitrophe de l'Arabie saoudite et confronté à un essor d'el-Qaëda et à un mouvement séparatiste dans le Sud.

Des combattants de la rébellion d'Ansaruallah, dits houthis, étaient déployés aux entrées et autour du siège du gouvernement, du Parlement, du QG du commandement général des forces armées, dont ils ont pris le contrôle la veille, ont rapporté des correspondants de l'AFP.
Sur ces sites stratégiques, des militaires côtoyaient les combattants houthis, qui ont dressé des barrages sur les axes routiers conduisant à ces sites, a-t-on ajouté.

Des renforts en hommes armés ont été acheminés dans la nuit dans le nord et le nord-ouest de la capitale où les rebelles campent depuis plus d'un mois, ont indiqué des sources tribales.
Ces renforts, arrivés des provinces voisines de Saada, d'Amrane et d'Al-Jawf, sont intervenus alors que des représentants signaient au palais de la présidence de la République un accord de paix, censé mettre fin à la crise politique et au rétablissement de l'Etat dans la capitale.

Signe de la tension qui persiste, le maire de Sanaa, Abdelqader Hilal, a annoncé dans la nuit sa démission pour protester contre l'insécurité dans sa ville après que des houthis armés ont saisi sa voiture à un point de contrôle, selon des responsables.
Si les représentants d'Ansaruallah ont signé l'accord de paix, prévoyant entre autre la formation d'un nouveau gouvernement, ils ont en revanche refusé de signer l'annexe sécuritaire du document.

Le porte-parole d'Ansaruallah, Mohamed Abdessalam, a indiqué dimanche soir dans une déclaration télévisée que son groupe ne signerait pas l'annexe sécuritaire tant que les autorités de Sanaa n'auront pas présenté des excuses pour la mort de partisans des rebelles lors d'une tentative d'assaut contre le siège du gouvernement début septembre.

Les rebelles chiites armés étaient déployés lundi autour des bâtiments publics et des sites militaires conquis à Sanaa au lendemain de la signature d'un accord de paix au Yémen, parrainé par l'ONU.L'offensive fulgurante lancée dimanche par les rebelles dans la capitale où ils ont pris plusieurs sites sans résistance des forces armées et de sécurité, a montré l'extrême fragilité du régime au Yémen, limitrophe de l'Arabie saoudite et confronté à un essor d'el-Qaëda et à un mouvement séparatiste dans le Sud.Des combattants de la rébellion d'Ansaruallah, dits houthis, étaient déployés aux entrées et autour du siège du gouvernement, du Parlement, du QG du commandement général des forces armées, dont ils ont pris le contrôle la veille, ont rapporté des correspondants de l'AFP.Sur ces sites stratégiques, des...