Thomas Peter/Reuters
Devant la Porte de Brandebourg, en plein centre de la capitale allemande et à quelques centaines de mètres du Mémorial de l'Holocauste, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées hier sous le slogan « Plus jamais de haine des juifs » pour dénoncer la montée des violences contre les Juifs en Europe. Près de 70 ans après la chute du IIIe Reich, et à la veille de la première réunion jamais tenue jusqu'ici à Berlin et en Allemagne du Congrès juif mondial, la chancelière Angela Merkel a pris la parole pour rappeler aux Allemands que leur devoir est de combattre l'antisémitisme. Qualifiant de « cadeau » le fait que vivent désormais à nouveau quelque 200 000 Juifs en Allemagne, la chancelière s'est emportée contre le fait qu'ils puissent être insultés. « La vie de la communauté juive fait partie de notre vie. Elle fait partie de notre identité et de notre culture », a-t-elle poursuivi, sous les applaudissements. De son côté, dénonçant la « vague affreuse de haine des Juifs » qui a déferlé sur « toute l'Europe », le président du Conseil central des Juifs en Allemagne, Dieter Graumann, a regretté que des « synagogues aient été attaquées », « des Juifs menacés » et que « dans les rues allemandes aient été entendues des paroles antisémites ». « On justifie ces explosions antisémites par le conflit à Gaza. Mais quel est le rapport ? (...) Celui qui est devenu antisémite à cause d'Israël, il l'était déjà avant », a martelé M. Graumann. Malgré un ciel gris, le président allemand Joachim Gauck, mais aussi de nombreux responsables allemands des principales tendances politiques, de la gauche radicale aux conservateurs, en passant par les Verts et les sociaux-démocrates, la plupart des membres du gouvernement fédéral, ainsi que des responsables religieux catholiques et protestants, ont fait le déplacement. Parallèlement, quatre mois après la tuerie, le musée juif de Bruxelles a rouvert ses portes hier avec la volonté d'être plus fort que la « haine », mais désormais entouré de mesures de sécurité draconiennes. « Ceux qui s'attaquent lâchement à un musée, ceux qui représentent la version la plus rétrograde de l'islam, ceux qui voudraient voir notre musée fermé (...), ceux qui prêchent la bêtise, la brutalité, l'ignominie, l'horreur indicible... qu'ils sachent que nous sommes plus que jamais debout », a déclaré avec émotion le président du musée, Philippe Blondin, devant quelque 300 personnes.


Arrêtons tout ce charibari , et rendez aux palestiniens ce qui leur appartient , il est inconcevable qu'un pays européen où s'est pratiqué le génocide, puisse donner aux rescapés de cette horreur le droit d'usurper un pays arabe ! et l'antisémitisme sera diminué des 3/4 .
15 h 40, le 15 septembre 2014