Le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil a été critiqué par le Hezbollah en raison de ses prises de position lors de la réunion arabo-américaine à Djeddah pour la lutte contre l'Etat islamique (EI), rapporte samedi le site Naharnet.
Jeudi, lors d'une réunion à Djeddah (Arabie saoudite), Washington et 10 pays arabes (les pays du Golfe, l'Egypte, l'Irak, le Liban et la Jordanie) "ont déclaré leur engagement partagé à se tenir unis contre la menace que pose pour la région et le monde le terrorisme, y compris le soi-disant EI", selon un communiqué commun, au terme de sept heures de tractations. Ce soutien ferme des pays arabes inclut leur accord à "se joindre, le cas échéant, à une campagne militaire coordonnée", précise le communiqué sans entrer dans les détails.
Selon Naharnet, des sources proches du Hezbollah aurait reproché à M. Bassil, membre du Courant Patriotique Libre (CPL) avec qui le parti chiite est aliié au sein de l'Alliance du 8 Mars, de n'avoir émis aucune réserve au projet de coalition et de n'avoir pas précisé clairement le rôle de l'Etat libanais au sein de cette coalition.
Le ministre Bassil a affirmé que le Liban est un partenaire à part entière dans la lutte contre le terrorisme, tout en précisant que la priorité est aujourd'hui à l’éradication de la menace que représente l'EI.
"La position officielle du Liban est l'engagement dans la lutte antiterroriste, mais participer à toute coalition internationale nécessite une clarification du rôle de l'Etat à cet égard", ont souligné les sources du Hezbollah.
M. Bassil a également appelé à la participation de tous les Etats de la région à la coalition, un appel interprété par plusieurs observateurs comme étant une position favorable à une participation du régime syrien et de l'Iran à cette coalition, dont ils ont été exclus. Le ministre a précisé au quotidien as-Safir dans son édition de samedi que "toute guerre contre l'EI devrait respecter la souveraineté des Etats membres de la coalition et le droit international".
Jeudi, lors d'une réunion à Djeddah (Arabie saoudite), Washington et 10 pays arabes (les pays du Golfe, l'Egypte, l'Irak, le Liban et la Jordanie) "ont déclaré leur engagement partagé à se tenir unis contre la menace que pose pour la région et le monde le terrorisme, y compris le soi-disant EI", selon un communiqué commun, au terme de sept heures de tractations. Ce soutien ferme des pays arabes inclut leur accord à "se joindre, le cas échéant, à une campagne militaire coordonnée", précise le communiqué sans entrer dans les détails.
Selon Naharnet, des sources...


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