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Liban

Ils ont dit...

* Nagib Mikati, député de Tripoli et ancien Premier ministre, lors d'un point de presse dans la capitale du Liban-Nord : « Il y a une grande difficulté à organiser les élections législatives dans les délais prévus du fait des circonstances que traverse le Liban. C'est pourquoi je considère que la prorogation de la législature serait un moindre mal. Je souhaite que l'on puisse parvenir à tenir les échéances libanaises à froid. Or le système libanais est tout entier bloqué, il n'est plus en mesure de produire quoi que ce soit. Il lui faudrait un choc positif pour qu'il redémarre. Cela pourrait être quelque chose de moins que Taëf, mais de plus que Doha, et qui serait susceptible de remettre de l'ordre dans la marche des institutions. »

* Nabih Berry, président de la Chambre, devant une délégation de l'Union des dentistes arabes, qu'il a reçue à Ain el-Tiné : « Jusqu'ici, nous réclamions l'abolition du confessionnalisme politique au Liban. Avec les développements que nous vivons aujourd'hui, nous avons besoin d'abolir le confessionnalisme politique au moins dans toute la nation arabe. Hélas, la boussole était orientée jadis vers la cause palestinienne. À l'heure actuelle, la boussole des Arabes n'indique plus que les conflits et les tueries islamo-islamiques et cela est très dangereux pour nous tous. »

* Patrice Paoli, ambassadeur de France, au journal al-Joumhouriya : « Les Libanais doivent se mettre d'accord sur un nouveau président, étape nécessaire pour reconstruire les institutions publiques et les redynamiser. Si les Libanais avaient une réelle volonté d'élire un président, ils l'auraient fait. Il n'y a aucun veto (de la France) sur les candidats. »

* Ahmad Fatfat, député de Denniyé (bloc du Futur), à l'agence al-Markaziya : « La commission issue du 14 Mars et chargée d'expliciter l'initiative lancée (par l'alliance) il y a une dizaine de jours rencontrera prochainement le président de la Chambre, Nabih Berry. La commission va entamer ses travaux avec Berry parce que avec lui, elle pourrait tester les intentions du 8 Mars et donc savoir à quoi s'attendre. »

* Le PNL, dans son communiqué hebdomadaire : « On a cherché à donner de l'importance à l'entrevue entre le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et le chef du CPL, le général Michel Aoun. Ce n'était qu'une rencontre entre deux alliés apparemment satisfaits l'un de l'autre pour avoir réussi à saboter l'élection d'un président de la République. Ils ont très probablement décidé de persévérer dans cette voie, sans tenir compte du vide présidentiel et de ses retombées sur les autres institutions. »

* Walid Khoury, député de Jbeil et membre du bloc du Changement et de la Réforme, à la Voix du Liban 93,3 : « Le général Michel Aoun représente un peuple, ce n'est pas seulement un individu. La phase actuelle est une étape Aoun par excellence, c'est pourquoi il faudrait qu'il soit à la tête de la République et que le chef du courant du Futur, Saad Hariri, soit à la tête du pouvoir réglementaire. »

*Jamal Jarrah, député de Békaa-Ouest-Rachaya et membre du bloc du Futur, commentant, à la Voix du Liban 100,5, les propos tenus la veille par le député Khaled Daher, qui avait dénoncé une collusion entre les services de renseignements de l'armée et le Hezbollah et mis en garde contre une « révolution sunnite » : « Saad Hariri est le plus grand soutien de l'institution militaire et des forces de sécurité. Notre pari sur l'armée est un pari sûr dans le cadre de l'édification de l'État, parce que l'armée libanaise est un pilier essentiel à défaut duquel il est impossible d'édifier un État. Le secrétaire général du Futur, Ahmad Hariri, a clairement dit jeudi que les propos du député Khaled Daher n'exprimaient pas le point de vue du bloc du Futur, mais uniquement son point de vue personnel. Le point de vue politique du Futur sur tous les sujets est exprimé dans les communiqués que publie le bloc chaque semaine. »

* Khaled Zahraman, député du Akkar (bloc du Futur), à la Voix du Liban 93,3 : « Il faut mettre à contribution tout le monde dans le dossier des otages militaires : cheikh Moustapha Hojeiri, le comité des ulémas musulmans, tous les protagonistes, les puissances amies et les États de la région qui auraient des voies de communication avec les kidnappeurs. Le Qatar peut aider. Tous les moyens doivent être utilisés car ces militaires étaient en train de défendre le Liban. Il faut obtenir leur libération, les surenchères ne font que rendre le dossier plus difficile à résoudre. »

* Nagib Mikati, député de Tripoli et ancien Premier ministre, lors d'un point de presse dans la capitale du Liban-Nord : « Il y a une grande difficulté à organiser les élections législatives dans les délais prévus du fait des circonstances que traverse le Liban. C'est pourquoi je considère que la prorogation de la législature serait un moindre mal. Je souhaite que l'on puisse parvenir à tenir les échéances libanaises à froid. Or le système libanais est tout entier bloqué, il n'est plus en mesure de produire quoi que ce soit. Il lui faudrait un choc positif pour qu'il redémarre. Cela pourrait être quelque chose de moins que Taëf, mais de plus que Doha, et qui serait susceptible de remettre de l'ordre dans la marche des institutions. »
* Nabih Berry, président de la Chambre, devant une délégation de l'Union des...
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