– Cheikh Nabil Qaouk, vice-président du Conseil exécutif du Hezbollah : « Incapable de faire face à ses ennemis, Israël a établi une alliance stratégique avec le terrorisme takfiriste qui reprend à son compte les objectifs israéliens, à savoir affaiblir l'axe de la résistance, de l'Irak, jusqu'au Liban, en passant par la Syrie. »
Selon lui, « il est impératif d'établir une stratégie de défense contre ce terrorisme, loin des divisions et des tensions internes. Cette confrontation est cruciale et doit primer. Avec le trinôme résistance-armée-peuple, le Liban demeure fort et résistant à l'invasion des daéchiens » (les combattants de l'État islamique).
– Nabil de Freige, ministre d'État pour la Réforme administrative : « Depuis 2005 (année à laquelle les forces syriennes avaient été obligées de quitter le Liban) Damas s'est mis à mettre en garde contre la discorde et lorsque les manifestations avaient commencé en Syrie, le régime syrien avait été le premier à évoquer la discorde. » « Les seuls à profiter au plan politique et à court terme de la présence de Daech au Liban, ce sont ceux qui les ont fait sortir de prison », a encore dit M. de Freige, en allusion toujours au régime de Bachar el-Assad. Dans l'affaire des militaires enlevés, « il est impératif de s'éloigner des surenchères et des liaisons régionales et internationales parce que la discorde ne fera que détruire le Liban. (...) Tout ce que nous voulons, c'est la sécurité des soldats et des agents des FSI. Il faut laisser la cellule de crise travailler ».
– Abdel Mouttaleb Hennaoui, ministre de la Jeunesse et des Sports : « Personne ne doit blâmer le gouvernement, puisqu'une cellule de crise a été créée et qu'elle comprend des représentants du 8 Mars. Qu'ils attendent les résultats de son action avant de la critiquer. Les négociations dans l'affaire des pèlerins kidnappés à Aazaz avaient duré 11 mois. Il faut que tout le monde comprenne que l'affaire des militaires kidnappés ne peut pas être réglée par magie. Mais il faut demeurer unis. Les divisions intercommunautaires font l'affaire de l'État islamique. »
– Walid Succarieh, député du bloc parlementaire de la Résistance : « Il est honteux de se soumettre au chantage des terroristes. L'État est en position de faiblesse dans ses négociations avec les ravisseurs des militaires et permet ainsi au terrorisme de contrôler son terrain. » « Il est étonnant de charger le Qatar de négocier avec les terroristes alors qu'il est leur principal bailleur de fonds. Il faut barrer la voie au financement intérieur et extérieur des terroristes à Ersal », a-t-il proposé.
– Ahmad Fatfat, député du bloc parlementaire du Futur : « Il est regrettable que certaines parties au sein du gouvernement ne veulent pas que celui-ci agisse pour obtenir la libération des otages militaires. Il est quand même étonnant que le CPL et le Hezbollah soient contre tout échange pouvant garantir la remise en liberté de ces derniers, sachant que le Hezb avait négocié dans le passé avec Israël, qu'il considère comme un État terroriste, pour récupérer ses prisonniers et que l'Iran avait également négocié avec l'Armée syrienne libre pour libérer 40 Iraniens détenus par l'AL en contrepartie de la libération de 2 160 prisonniers des geôles syriennes. » « Pourquoi l'échange est-il autorisé pour l'Iran et pour le Hezbollah et pas au Liban. Ceci est très grave. C'est comme si quelqu'un voulait provoquer une tension dans le pays alors que c'est le calme qui est nécessaire », a-t-il observé.
– Le parti Kataëb, au terme de sa réunion hebdomadaire : « Le drame provoqué par les terroristes qui ont assassiné les deux soldats, Abbas Medlej et Ali Sayyed, fait que chaque Libanais doit se sentir concerné par la crise des militaires pris en otage. Aussi, est-il impératif pour tous, de se tenir aux côtés du gouvernement, des institutions étatiques, de l'armée et des FSI dans leur bataille souverainiste, visant à libérer les militaires. » « Il est tout aussi impératif de ne pas tomber dans les pièges tendus par les groupes takfiristes et de ne perdre de vue l'objectif principal, à savoir faire face au terrorisme, qui est un ennemi commun à tous les Libanais, en se laissant aller à des conflits secondaires que ce soit avec l'État ou entre les communautés et les régions. »
– Waël Abou Faour, ministre de la Santé : « Certains prétendent que les régimes dictatoriaux vont être remplacés par l'ignorance et l'obscurantisme, ce qui n'est pas vrai. Il est du devoir des jeunes du monde arabe de relever ce défi et de prouver que c'est la démocratie qui va se substituer à la dictature et que le peuple arabe est digne d'une expérience démocratique, en dépit de tout ce qui se passe. »
– Nabil de Freige, ministre d'État pour la Réforme administrative : « Depuis 2005 (année à laquelle les forces syriennes avaient été obligées de...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef