Le président iranien Hassan Rohani embrasse le front du numéro un iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, en lui souhaitant un bon rétablissement et une bonne santé. Photo AFP
L'ayatollah Ali Khamenei, qui dirige l'Iran depuis un quart de siècle, a été opéré hier « avec succès » de la prostate, une rare information officielle sur l'état de santé du guide suprême âgé de 75 ans qui fait l'objet de multiples rumeurs.
C'est la première fois qu'une information officielle est donnée sur la santé du numéro un iranien. Ces dernières années, des rumeurs largement alimentées par les médias étrangers avaient circulé, évoquant notamment un possible cancer de la prostate de l'ayatollah. Ces rumeurs se propagent surtout lorsque le guide suprême reste silencieux dans les médias pendant plusieurs semaines. Mais il est apparu régulièrement au long de l'été pour commenter les négociations nucléaires en cours avec les grandes puissances et condamner l'opération israélienne à Gaza.
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Les médias officiels ont tout fait pour rassurer sur l'état de santé du dirigeant de la République islamique, notamment en diffusant des photos le montrant après l'opération. Sur l'une d'elles, on voit le président Hassan Rohani embrasser le front du numéro un iranien en lui souhaitant un bon rétablissement et une bonne santé.
De son côté, le docteur Alireza Marandi, qui dirige l'équipe médicale, a expliqué à la télévision d'État que le guide suprême n'avait subi qu'une anesthésie locale pour cette opération qui a duré une demi-heure.
« Le guide m'a demandé d'informer la population sur son état », a-t-il déclaré. « Son état de santé est totalement bon », a assuré le médecin, ajoutant que l'ayatollah Khamenei devrait rester « entre trois et cinq jours à l'hôpital ». M. Marandi a précisé que « pendant plusieurs semaines, il devra également baisser son rythme de travail ». L'état général du numéro un iranien « est très bon, il est plein de fraîcheur et de vitalité », a affirmé le président Rohani, cité par l'agence Mehr. Il a toutefois fait allusion à des « complications postopératoires » qui sont selon lui « naturelles ».
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Chef et arbitre
L'ayatollah Khamenei dirige l'Iran depuis 25 ans, à la suite de sa désignation comme guide suprême après la mort en 1989 de l'imam Rouhollah Khomeyni, le fondateur de la République islamique.
Cet érudit cultivé et conservateur, qui porte le turban noir, signe des descendants du Prophète, a forgé son expérience politique durant la lutte du clergé contre le chah à partir des années 60. Il a ensuite servi comme ministre de la Défense puis président de la République entre 1979 et 1989, période marquée par huit années d'une guerre sanglante contre l'Irak.
En 1981, un attentat des Moujahidine du peuple lui avait fait perdre en partie l'usage de son bras droit.
Sur un autre plan, des ressortissants afghans et pakistanais ont été arrêtés en Iran en tentant de rejoindre les rangs du groupe jihadiste de l'État islamique (EI) en Irak et en Syrie, a annoncé hier un ministre iranien.
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