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Exposition

Tanbak, « en transit »

À la galerie Agial* et jusqu'au 20 septembre, Tanbak expose plus d'une quinzaine d'œuvres, baptisées « In Transit ». Une série de mixed medias qui témoigne avec sensibilité de l'état de l'homme d'aujourd'hui. Nomade.

Composition de mixed media signée Tanbak et témoignant de la précarité de l’homme

Ils sont de plus en plus nombreux à ne plus avoir de logis. De toit au-dessus de leur tête. Des sans-abris, il y en a partout dans le monde et pas seulement dans cette partie de la planète. Des réfugiés, mais aussi des marginalisés qui ne s'insèrent pas dans le paysage mondial. L'état nomade de l'homme est devenu une règle générale. C'est ce à quoi l'artiste plasticienne Tanbak veut attirer le regard tout en le sensibilisant à ce triste constat. Pas de pathos avec elle, mais un simple état des lieux.
Dès 1997, l'artiste autodidacte, dont les différentes disciplines artistiques se sont croisées et mariées au fil du temps, a largement exposé ses installations ou œuvres picturales au musée Sursock (1998, 2000, 2003) et à Agial en 2002.
Cette fois, son travail se nourrit d'un thème qui touche de près à son passé (les camps de ghetto arménien dans les années 60-70), mais aussi au présent.
Ainsi, si tout a commencé par l'image de ces réfugiés qui affluent en grand nombre tous les jours, cette image même a pourtant dû remuer en Tania Bakalian des souvenirs, et une mémoire qui suinte encore. L'artiste tente de reproduire – en amalgamant technique et concept – ce qui identifie l'homme en grande partie : son habitat. Tanbak croise donc recherches et visuel pour donner forme à un art plastique bien trempé dans la réalité. Il lui a fallu plus de trois ans pour aboutir à ce travail où rien n'est laissé au hasard.
Si ces installations ne sont pas « in situ », c'est pourtant tout comme, car les cartons enduits de chaux, de peinture blanche et autres ainsi que les petits objets qui parsèment ces paysages d'habitation ont été prélevés des camps de réfugiés et de diverses « résidences » temporaires. Assemblés, déstructurés, remaniés, sculptés, décollés et recollés, ils forment une mosaïque fantomatique, quasi invisible qui témoigne de la précarité de l'homme. Ce travail qui baigne dans la blancheur et la lumière est néanmoins entaché de noirceur car il révèle le futur sombre d'une humanité désenchantée.
«Avec du matériau fragile, Tanbak se fait le témoin de toutes ces histoires non dites et de ces personnes invisibles. Ces cités enfouies en marge de nos cités sont un rappel de notre manière de vivre actuelle. Toujours ailleurs, à la fois partout et nulle part.» (Arie Amaya-Akkermans)

*Agial Art Gallery, 63, rue Abdel Aziz (Hamra).


Ils sont de plus en plus nombreux à ne plus avoir de logis. De toit au-dessus de leur tête. Des sans-abris, il y en a partout dans le monde et pas seulement dans cette partie de la planète. Des réfugiés, mais aussi des marginalisés qui ne s'insèrent pas dans le paysage mondial. L'état nomade de l'homme est devenu une règle générale. C'est ce à quoi l'artiste plasticienne Tanbak...

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