D'anciens secrétaires d'Etat américains ont plaidé mercredi pour que la première puissance mondiale continue de peser de tout son poids diplomatique dans les affaires du monde, au moment où la politique étrangère des Etats-Unis est accusée d'être trop timorée au Moyen-Orient ou en Ukraine.
"Dans des moments difficiles comme aujourd'hui, en pleine crise ukrainienne, quand le Moyen-Orient brûle, quand les tensions montent en Asie et quand le terrorisme se renforce, la diplomatie doit jouer un rôle important pour régler pacifiquement les défis auxquels nous sommes confrontés", a résumé James Baker, patron du département d'Etat entre 1989 et 1992.
L'ancien ministre de George Bush père s'exprimait aux côtés de Henry Kissinger, Madeleine Albright, Colin Powell, Hillary Clinton et l'actuel secrétaire d'Etat John Kerry, pour la pose de la première pierre d'un futur musée à Washington retraçant plus de deux siècles de politique étrangère américaine.
"Au moment où certains s'interrogent sur notre rôle dans le monde, ce (musée) envoie un message indispensable: la diplomatie et le développement sont au coeur du leadership de l'Amérique", a renchéri Mme Clinton qui, entre 2009 et 2013, eut pour mission de rétablir l'image des Etats-Unis dans le monde après la présidence de George W. Bush et les guerres en Irak et en Afghanistan.
Son successeur Barack Obama est accusé par ses opposants politiques de ne pas avoir su répondre de manière adéquate aux conséquences du Printemps arabe, notamment en refusant d'intervenir militairement dans le conflit syrien. Il est aussi critiqué pour sa réaction jugée trop prudente contre la Russie dans la crise ukrainienne.
Son ministre des Affaires étrangères John Kerry, lui aussi un sceptique de l'interventionnisme militaire à tout crin, se défend régulièrement de tout "isolationnisme" dans la politique étrangère des Etats-Unis, un cycle qui revient régulièrement dans l'histoire de ce pays.
"Rappelons-nous que l'engagement et le fait de montrer la voie constituent l'ADN de l'Amérique, pas le retrait et l'isolationnisme", a répliqué John Kerry, qui enchaîne depuis 18 mois les tournées internationales à un rythme effréné.
L'un de ses prédécesseurs, Henry Kissinger, 91 ans, lui a d'ailleurs rappelé que "l'essence de la diplomatie était de bâtir des relations permanentes" entre gouvernements. "C'est essentiel pour bâtir la confiance quand les difficultés commencent", a asséné celui qui a marqué tous les grands dossiers de la diplomatie américaine des années 1960 et 1970.
"Dans des moments difficiles comme aujourd'hui, en pleine crise ukrainienne, quand le Moyen-Orient brûle, quand les tensions montent en Asie et quand le terrorisme se renforce, la diplomatie doit jouer un rôle important pour régler pacifiquement les défis auxquels nous sommes confrontés", a résumé James Baker, patron du département d'Etat entre 1989 et 1992.L'ancien ministre de George Bush père s'exprimait aux côtés de Henry Kissinger, Madeleine Albright, Colin Powell, Hillary Clinton et l'actuel secrétaire d'Etat John Kerry,...


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