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Sport

Griezmann : l’heure de la confirmation a sonné

Serait-il trop tôt pour considérer Griezmann comme étant la relève de Ribéry ? Frank Fife / AFP

Après avoir été la révélation de l'équipe de France pendant le Mondial 2014, l'heure de la confirmation a sonné pour Antoine Griezmann au moment de préparer l'Euro 2016 et alors que Franck Ribéry a tiré sa révérence internationale.
On l'avait laissé en larmes, inconsolable, dans l'enceinte prestigieuse du Maracana, après l'élimination de l'équipe de France par l'Allemagne (1-0) en quart de finale du Mondial. Mais c'est avec le sourire d'enfant de chœur du petit nouveau qui voit son rêve en Bleu se prolonger que Griezmann a fait son retour cette semaine à Clairefontaine, pour préparer les matches amicaux de ce soir et de dimanche contre l'Espagne et en Serbie.
« Il y avait beaucoup de fatigue, de tristesse, de savoir qu'on était passé à côté de quelque chose d'énorme », explique l'attaquant de 23 ans à propos de ce moment fort. Le temps faisant son œuvre, il dit aujourd'hui retenir « toutes les minutes sur les terrains, en dehors, à l'hôtel, avec les copains, tous les petits conseils qu'ils m'ont donnés, les moments de joie, l'expérience sportive. Ç'a été quelque chose d'exceptionnel », avant d'enchaîner : « J'espère que ce n'était pas ma dernière Coupe du monde. »
Compte tenu de son jeune âge et du potentiel entrevu en à peine neuf sélections (3 buts), on serait tenté de lui répondre que l'avenir lui appartient forcément, a fortiori un peu plus encore depuis l'annonce de la retraite internationale de Ribéry, qu'il a suppléé sans démériter durant le Mondial (3 titularisations sur 5 matches).
Pourtant, Griezmann ne se sent pas investi d'une mission supplémentaire. « Je n'ai pas de nouveau statut. Qu'il y ait Franck ou pas, cela ne change rien. Tout le monde a ses responsabilités. Moi, je n'y fais pas attention, je joue mon jeu en essayant de prendre du plaisir et sans me prendre la tête. »
Et quand bien même la jeune génération qu'il incarne aux côtés de Pogba ou Varane est amenée à rapidement présider aux destinées des Bleus, à commencer lors de l'Euro 2016 qui se jouera en France, le Mâconnais assure qu' « il n'y a pas de pouvoir à prendre. On doit simplement jouer notre jeu et amener l'équipe de France le plus haut possible ».

« Apprendre plus »
Pour cela, lui et l'ensemble des Bleus ont deux ans pour préparer l'échéance. Sans aucune pression, matches amicaux obligent, mais avec le devoir de défendre le nouveau statut de l'équipe de France, passée en huit mois du trou noir auquel elle était promise, après un barrage aller de la Coupe du monde calamiteux en Ukraine (2-0), au top 8 mondial cet été au Brésil.
Clin d'œil du calendrier, c'est contre l'Espagne, son pays d'adoption, que commence cette série de rencontres amicales. Une Roja qui a subi un terrible coup d'arrêt en étant déchue de son titre de championne du monde dès le 1er tour et qui est d'ores et déjà en reconstruction.
« Elle est en plein renouveau, mais ça reste une grande équipe, prévient Griezmann, témoin privilégié des forces en présence de la Liga pour y jouer tous les week-ends depuis six ans. Il faudra s'attendre à un gros match. Les nouveaux voudront faire aussi bien que les anciens qu'ils remplacent. »
Formé à la Real Sociedad où il est arrivé adolescent, « Grizzi » a fait ses adieux à San Sebastian cet été, se fendant d'une lettre émouvante à l'intention du club et de ses supporteurs, après avoir décidé de s'engager auprès de l'Atletico Madrid, champion d'Espagne et vice-champion d'Europe, qui a déboursé 30 millions d'euros pour le recruter.
Après la victoire en Super-Coupe d'Espagne contre le Real Madrid (1-1, 1-0), où il a donné la passe décisive à Mandzukic pour le but du titre, Griezmann se félicitait de son choix : « Je savais que je venais dans un grand club qui veut gagner des titres. J'avais besoin de ça, c'est ce que je recherchais. C'est pour ça que j'avais besoin de partir de la Real pour apprendre plus, être dans le très haut niveau. Je veux apprendre tous les jours et hausser mon niveau de jeu parce que je ne suis pas encore au maximum. »
Il a deux ans pour l'être avec les Bleus.
(Source : AFP)

Après avoir été la révélation de l'équipe de France pendant le Mondial 2014, l'heure de la confirmation a sonné pour Antoine Griezmann au moment de préparer l'Euro 2016 et alors que Franck Ribéry a tiré sa révérence internationale.On l'avait laissé en larmes, inconsolable, dans l'enceinte prestigieuse du Maracana, après l'élimination de l'équipe de France par l'Allemagne (1-0) en quart de finale du Mondial. Mais c'est avec le sourire d'enfant de chœur du petit nouveau qui voit son rêve en Bleu se prolonger que Griezmann a fait son retour cette semaine à Clairefontaine, pour préparer les matches amicaux de ce soir et de dimanche contre l'Espagne et en Serbie.« Il y avait beaucoup de fatigue, de tristesse, de savoir qu'on était passé à côté de quelque chose d'énorme », explique l'attaquant de 23 ans à propos...
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