Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU se réunit lundi à Genève pour étudier une résolution, présentée par l'Irak, demandant d'envoyer d'urgence une mission chargée d'enquêter sur les atrocités commises par les jihadistes de l'Etat islamique (EI) dans ce pays.
Cette réunion extraordinaire a été demandée par l'Irak, avec le soutien, entre autres, du Groupe arabe, de l'Organisation de la coopération islamique, du Mouvement des pays non alignés (dont fait partie l'Iran), de l'Union européenne et des Etats-Unis.
Le projet de résolution dont disposent les diplomates des 47 Etats membres du Conseil condamne fermement "les abus et violations systématiques des droits de l'Homme et les violations du droit international humanitaire résultant des actes terroristes" commis par les jihadistes dans plusieurs provinces d'Irak "depuis le 10 juin", début de l'offensive fulgurante lancée par l'EI, et qui "pourraient constituer des crimes de guerres et des crimes contre l'humanité". Le texte exhorte toutes les parties à respecter le droit international, à protéger les civils et à répondre à leurs besoins, en offrant aux travailleurs humanitaires un "accès sûr" aux populations affectées. Il exhorte aussi "la communauté internationale (...) à redoubler d'efforts pour aider l'Irak à rétablir la paix, la stabilité et la sécurité dans les zones contrôlées par l'Etat islamique d'Irak et au Levant (EIIL) et les groupes qui lui sont associés". Enfin, le projet de résolution demande au bureau du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme "d'envoyer d'urgence une mission en Irak pour enquêter sur les allégations de violations et abus des droits de l'Homme commis par l'EIIL et les groupes terroristes qui lui sont associés, et d'établir les faits et circonstances" de ces crimes afin que les responsables ne restent pas impunis.
Si la résolution est acceptée, les enquêteurs de l'ONU devront faire part de l'avancée de leurs travaux dès la prochaine session régulière du Conseil (8 au 26 septembre), et présenter un rapport écrit lors de la 28e session du Conseil, en février/mars 2015. Plus d'1,6 million de personnes ont été déplacées par les violences en Irak cette année, dont 850 000 durant le seul mois d'août, selon l'ONU.
Cette réunion extraordinaire a été demandée par l'Irak, avec le soutien, entre autres, du Groupe arabe, de l'Organisation de la coopération islamique, du Mouvement des pays non alignés (dont fait partie l'Iran), de l'Union européenne et des Etats-Unis.
Le projet de résolution dont disposent les diplomates des 47 Etats membres du Conseil condamne fermement "les abus et violations systématiques des droits de l'Homme et les violations du droit international humanitaire résultant des actes terroristes" commis par les jihadistes dans plusieurs provinces d'Irak...


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