Le président élu turc Recep Tayyip Erdogan a remis mercredi la direction du mouvement islamo-conservateur au pouvoir à son dauphin Ahmet Davutoglu en promettant la poursuite de la politique menée en 2002, et de garder un oeil sur son parti.
"Les noms n'ont pas d'importance. Les noms changent aujourd'hui mais l'essence, la mission, l'esprit, les objectifs et les idéaux (que nous défendons) restent", a déclaré M. Erdogan à plus de 30 000 militants réunis en congrès extraordinaire à Ankara. "Notre cause a toujours proscrit les ambitions personnelles, l'arrogance, la haine et la jalousie (...) notre cause ne changera pas demain, ni ne sera pas abandonnée l'avenir", a poursuivi l'homme fort du pays dans son dernier discours de chef du parti et de Premier ministre, qui a duré plus de deux heures.
Cofondateur de l'AKP en 2001, M. Erdogan, qui doit être investi jeudi chef de l'Etat après onze passés à la tête du gouvernement, a conclu son propos sur une note d'émotion, accueillie par les larmes de nombreux partisans. "L'AKP est mon cinquième enfant. Le temps de dire au revoir est arrivé. Vous savez combien il est difficile pour moi de partir", a-t-il confié. "Mais je vais rester en contact avec vous, peut-être moins fréquemment qu'avant".
Elu avec 52% des suffrages dès le premier tour du scrutin présidentiel, M. Erdogan a à maintes reprises annoncé son intention de conserver les rênes du pays en renforçant les prérogatives du chef de l'Etat, actuellement très protocolaires. La semaine dernière, il a désigné son actuel ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, un de ses proches, pour lui succéder à la direction de l'AKP et au poste de Premier ministre.
Dans son discours, M. Erdogan a dénoncé ceux qui ont déjà fait de son successeur sa "marionnette". "Je voudrais insister là-dessus", a-t-il souligné, "Davutoglu n'est pas un intérimaire. Tout le monde doit le savoir". Seul et unique candidat, la nomination de M. Davutoglu, 55 ans, doit être formellement approuvée par les militants de l'AKP d'ici à la fin de journée.
"Les noms n'ont pas d'importance. Les noms changent aujourd'hui mais l'essence, la mission, l'esprit, les objectifs et les idéaux (que nous défendons) restent", a déclaré M. Erdogan à plus de 30 000 militants réunis en congrès extraordinaire à Ankara. "Notre cause a toujours proscrit les ambitions personnelles, l'arrogance, la haine et la jalousie (...) notre cause ne changera pas demain, ni ne sera pas abandonnée l'avenir", a poursuivi l'homme fort du pays dans son dernier discours de chef du parti et de Premier ministre, qui a duré plus de deux heures.
Cofondateur de l'AKP en 2001,...

