Rechercher
Rechercher

Liban - Dans Les Coulisses De La Diplomatie

Le Liban va acheter des armes aux États-Unis, à l’Allemagne, à l’Italie et à la France

La bataille de Ersal, qui a opposé les combattants de Daech et d'autres groupes jihadistes à l'armée et aux forces de l'ordre, a montré qu'il existe des cellules dormantes dans les camps des réfugiés syriens et des complices libanais prêts à les aider par tous les moyens. Les forces de l'ordre possèdent en effet des informations, qui se recoupent avec celles révélées récemment par le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, sur des îlots sécuritaires à surveiller, en vue d'empêcher d'autres incidents comme celui de Ersal. De leur côté, des leaders politiques ont demandé aux ministres de l'Intérieur et de la Défense de charger l'armée de surveiller les frontières de manière systématique, en vue de spécifier les régions par lesquelles s'infiltrent les combattants islamistes et prévenir une nouvelle attaque contre un autre village frontalier.
Dans ce même cadre, le gouvernement a décidé d'acheter au plus vite des armes pour renforcer l'arsenal des forces de l'ordre, grâce au nouveau milliard de dollars du roi d'Arabie saoudite Abdallah ben Abdel Aziz. Selon des informations obtenues par L'Orient-Le Jour, une décision a été prise au cours du dernier Conseil des ministres d'acquérir les armes et les munitions nécessaires auprès de quatre pays qui sont les États-Unis, l'Allemagne, l'Italie et la France. La somme de 500 millions de dollars sera consacrée à l'armée, et le reste réparti inégalement entre les Forces de sécurité intérieure (FSI), la Sûreté générale et la Sûreté d'État.
Une source diplomatique indique que le choix des États-Unis s'est imposé, ce pays ayant récemment fourni à l'armée un avion de type « Cessna Caravan », qui sert à surveiller l'ennemi de nuit comme de jour et larguer au besoin des « missiles intelligents ». Cette même source indique que le gouvernement va acheter à l'Italie des canons autotractés de calibre 76 millimètres.
Par ailleurs, une source diplomatique qui a visité le Liban dernièrement a révélé que le commandement militaire américain a apprécié « le combat courageux et efficace mené par l'armée contre les jihadistes », sans se départir de son unité et sans se laisser piéger par des considérations communautaires comme cela a été le cas pour les armées irakienne et syrienne. De hauts responsables militaires américains, qui se sont déplacés au Liban dernièrement, ont d'ailleurs rendu le même hommage à la prestation de la troupe face aux combattants du Front al-Nosra et de l'État islamique, malgré l'armement insuffisant des militaires, et tenant compte du fait que la bataille se déroulait en une ville densément peuplée. D'où la prudence dont l'armée a fait preuve.
Enfin, un responsable libanais a estimé que la dynamique d'aide américaine est de retour, non seulement dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, mais dans le domaine politique également.

La bataille de Ersal, qui a opposé les combattants de Daech et d'autres groupes jihadistes à l'armée et aux forces de l'ordre, a montré qu'il existe des cellules dormantes dans les camps des réfugiés syriens et des complices libanais prêts à les aider par tous les moyens. Les forces de l'ordre possèdent en effet des informations, qui se recoupent avec celles révélées récemment par le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, sur des îlots sécuritaires à surveiller, en vue d'empêcher d'autres incidents comme celui de Ersal. De leur côté, des leaders politiques ont demandé aux ministres de l'Intérieur et de la Défense de charger l'armée de surveiller les frontières de manière systématique, en vue de spécifier les régions par lesquelles s'infiltrent les combattants islamistes et prévenir une nouvelle...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut