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Liban

La victime, le bourreau et l’avocat

Une jeune femme se fait agresser et finit au poste de police parce que son agresseur a porté plainte contre elle...
Aussi bizarre qu'elle puisse paraître, cette histoire a bel et bien eu lieu, dans un centre balnéaire très connu du Kesrouan. La jeune femme, une Franco-Libanaise venue passer un mois avec sa famille en compagnie de ses trois enfants, ne s'attendait pas à ce qu'une banale journée à la plage vire au cauchemar, à cause d'une banale histoire de transat.
L'incident s'est produit samedi dans la journée. Voulant profiter du soleil, la dame, qui réside dans le chalet parental, installe son transat sur le gazon, sans réaliser qu'elle s'est trop approchée du carré de verdure que le voisin s'est approprié, déclenchant ainsi la fureur de ce dernier qui se rue sur elle, la renverse et la traîne par terre, en vociférant des injures ponctuées de « vous ne savez pas qui je suis » et de vous « allez voir ce que vous allez voir ». Lui, est avocat. Elle le saura plus tard.
Instinctivement, la dame, affolée, se débat et essaie de se libérer de l'emprise de son agresseur dont les cris alertent les voisins qui leur crient à leur tour de « se calmer ». L'épouse de l'avocat accourt aussi et, voyant la scène, prête main-forte à son mari. La dame continue de se débattre et finit par se libérer en poussant ses agresseurs, faisant tomber l'épouse de l'avocat sur le gazon.
Non loin de là, les gardiens du centre assistent à la scène, curieusement, sans réagir. En présence des trois petits-fils épouvantés, le père de la dame demande aux gardiens d'intervenir, sans succès. Poursuivant ses injures/menaces, l'homme finit par tourner les talons, laissant la dame et ses trois enfants traumatisés.
Quelque temps plus tard, la jeune Franco-Libanaise est sommée de se rendre au poste de gendarmerie de Jounieh où l'avocat a porté plainte contre elle, l'accusant d'avoir agressé son épouse. Bien entendu, elle nie tout et leur raconte ce qui s'est passé, en leur demandant d'interroger les gardiens et les voisins.
Mais curieusement, aucune enquête n'est ouverte. La dame est « libérée » quatre heures plus tard. Apparemment, l'avocat voulait juste l'intimider ou éviter d'éventuelles poursuites en se posant comme victime. Quoi qu'il en soit, il refuse de retirer la plainte. Du moins, tant qu'elle n'a pas « avoué » et signé que l'agresseur, c'est elle !
Elle, ses vacances sont sur le point de se terminer. Elle s'apprête à faire ses valises et à repartir en « jurant de ne plus remettre les pieds dans un pays où des hommes supposés représenter la justice peuvent se permettre ce genre d'abus ».

Une jeune femme se fait agresser et finit au poste de police parce que son agresseur a porté plainte contre elle...Aussi bizarre qu'elle puisse paraître, cette histoire a bel et bien eu lieu, dans un centre balnéaire très connu du Kesrouan. La jeune femme, une Franco-Libanaise venue passer un mois avec sa famille en compagnie de ses trois enfants, ne s'attendait pas à ce qu'une banale journée à la plage vire au cauchemar, à cause d'une banale histoire de transat.L'incident s'est produit samedi dans la journée. Voulant profiter du soleil, la dame, qui réside dans le chalet parental, installe son transat sur le gazon, sans réaliser qu'elle s'est trop approchée du carré de verdure que le voisin s'est approprié, déclenchant ainsi la fureur de ce dernier qui se rue sur elle, la renverse et la traîne par terre, en vociférant...
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