Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a rejeté toute négociation avec les jihadistes qui retiennent des dizaines de soldats et policiers, tombés entre leurs mains lors de la bataille de Ersal la semaine dernière.
Samedi, des informations ont filtré sur une liste de 20 islamistes actuellement incarcérés dont les jihadistes voudraient qu'ils soient libérés en contrepartie de l'élargissement de leurs otages.
"Si le Premier ministre Tammam Salam avait demandé mon avis, je lui aurais conseillé de recourir au Qatar et à la Turquie pour résoudre ce problème", a déclaré M. Berry au quotidien as-Safir publié lundi. Le président de la Chambre a exprimé son refus de négocier un échange de prisonniers de Roumieh contre des membres des forces de sécurité.
Il s'est dit par ailleurs prêt à coopérer avec le leader du Courant du Futur, Saad Hariri, pour "faire face au danger du terrorisme et réactiver les institutions constitutionnelles". Saad Hariri est revenu vendredi au Liban après trois ans d'absence avec un don saoudien d'un milliard de dollars pour les forces armées. "Nous ne pouvons qu'accueillir le Père Noël", a plaisanté M. Berry à ce sujet.
En outre, le chef du Législatif a réitéré son rejet de proroger à nouveau le mandat du Parlement. "Durant sa (première) prorogation le Parlement n'a pas été capable d'élire un président et n'a pas réussi à se mettre d'accord sur une nouvelle loi électorale", a-t-il souligné. M. Berry a poursuivi en expliquant que la priorité devrait aller à l'élection présidentielle qui devra être suivie par des élections législatives, même si elles doivent être basées sur la loi électorale de 1960. S'il estime que cette loi est "mauvaise", le chef du Législatif pense toutefois que l'extension du mandat d'un Parlement "paralysé" est une option "plus mauvaise" encore.
La présidence est vacante depuis le 25 mai, date de la fin du mandat de Michel Sleiman. Nabih Berry avait convoqué les députés à une première séance plénière le mercredi 23 avril. Celle-ci n'a pas débouché sur l'élection d'un nouveau président, aucun des candidats n'ayant obtenu le nombre de voix nécessaires. Tous les tours suivants ont tourné court, faute de quorum. Une nouvelle séance est prévue mardi.
Samedi, des informations ont filtré sur une liste de 20 islamistes actuellement incarcérés dont les jihadistes voudraient qu'ils soient libérés en contrepartie de l'élargissement de leurs otages."Si le Premier ministre Tammam Salam avait demandé mon avis, je lui aurais conseillé de recourir au Qatar et à la Turquie pour résoudre ce problème", a déclaré M. Berry au quotidien as-Safir publié lundi. Le président de la Chambre a exprimé son refus de négocier un échange de prisonniers de Roumieh contre des membres des forces de sécurité.
Il s'est dit par ailleurs prêt à coopérer avec le...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine