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Économie - Portugal

La contribution publique au sauvetage de BES réduite à 3,9 milliards d’euros

Patricia De Melo Moreira/AFP

La contribution de l'État portugais au sauvetage de la banque Espirito Santo (BES) sera réduite à 3,9 milliards d'euros grâce à une participation plus importante du secteur financier, a annoncé hier la ministre des Finances Maria Luis Albuquerque.
Pour sauver les actifs sains de BES, la banque du Portugal avait annoncé dimanche la création d'une nouvelle entité bénéficiant d'une injection de capital de 4,9 milliards d'euros de la part du Fonds de résolution alimenté par les banques opérant dans le pays, qui devait initialement s'endetter auprès de l'État à hauteur de 4,4 milliards d'euros.
« L'État accordera un prêt qui désormais se limitera à 3,9 milliards d'euros car les banques ont souhaité prendre leurs responsabilités de façon plus directe et immédiate », a expliqué la ministre lors d'une intervention au Parlement.
« Le remboursement de ce prêt au Trésor et aux contribuables aura lieu, peu importe le moment ou le montant pour lequel la nouvelle banque sera vendue », a souligné Mme Albuquerque, alors que l'opposition de gauche venait d'exprimer sa crainte que le sauvetage de BES ne finisse par peser sur les comptes publics.
« La responsabilité appartient exclusivement au secteur financier », a martelé la ministre du gouvernement de centre droit, qui a rappelé que l'argent devait être remboursé dans un délai maximal de deux ans.
Les représentants des concurrentes de BES avaient proposé mardi d'augmenter leur participation à 635 millions d'euros, qui viendraient s'ajouter aux 367 millions déjà détenus par le Fonds de résolution créé en 2012 à la demande de la troïka UE-BCE-FMI, note l'AFP.
Elles entendent ainsi créer les conditions pour vendre plus rapidement la nouvelle banque, baptisée Novo Banco, afin de rembourser l'État sans perdre d'argent.
Les 3,9 milliards d'euros de fonds publics seront puisés dans l'enveloppe de 12 milliards allouée à la recapitalisation des banques dans le cadre du plan de sauvetage accordé au Portugal en mai 2011 par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI).

La contribution de l'État portugais au sauvetage de la banque Espirito Santo (BES) sera réduite à 3,9 milliards d'euros grâce à une participation plus importante du secteur financier, a annoncé hier la ministre des Finances Maria Luis Albuquerque.Pour sauver les actifs sains de BES, la banque du Portugal avait annoncé dimanche la création d'une nouvelle entité bénéficiant d'une injection de capital de 4,9 milliards d'euros de la part du Fonds de résolution alimenté par les banques opérant dans le pays, qui devait initialement s'endetter auprès de l'État à hauteur de 4,4 milliards d'euros.« L'État accordera un prêt qui désormais se limitera à 3,9 milliards d'euros car les banques ont souhaité prendre leurs responsabilités de façon plus directe et immédiate », a expliqué la ministre lors d'une intervention au...
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