Le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil a estimé mercredi qu'il ne fallait pas réclamer l'établissement de camps de réfugiés syriens sur le territoire libanais au vu des circonstances actuelles, en référence aux affrontements qui opposent l'armée libanaise aux jihadistes à Ersal (Békaa) dont une partie serait issue des camps de réfugiés de la région.
« Les camps de réfugiés sont susceptibles de favoriser l'extrémisme, mais cela ne veut pas dire qu'ils sont nécessairement synonymes de terrorisme. Toutefois, cela a été le cas à Ersal. Il ne faut donc pas réclamer des camps de réfugiés syriens aujourd'hui, sous prétexte de contenir l'afflux des réfugiés », a souligné M. Bassil lors d'une conférence de presse.
Le ministre des affaires étrangères a également souligné que « certaines factions rebelles syriennes ont appelé la Ligue arabe à se réunir afin de discuter de la situation à Ersal. Évidemment, cela a été refusé et cela constitue une atteinte à la souveraineté libanaise ». M. Bassil a également salué la victoire de l'armée libanaise contre Daech (actuellement l'Etat Islamique), qualifiant l'armée d' « exemple de cohabitation libanaise », et estimant que « cette victoire a notamment été possible grâce à l'unité des Libanais» et souhaitant « que cette unité s'étende à tous les dossiers ».
Evoquant l'aide saoudienne d'un milliard de dollars à l'armée libanaise annoncée aux médias mercredi matin par l'ex-Premier ministre Saad Hariri, M. Bassil a indiqué que « sa nature n'est toujours pas claire».
Fin décembre, Ryad s'était engagé à octroyer trois milliards de dollars à l'armée libanaise afin que celle-ci, faiblement équipée, puisse se procurer des armes françaises. Depuis, les discussions se sont enlisées sur l'établissement de la liste de matériel.
Sur ce point, M. Bassil a indiqué qu' «une aide de trois milliards nécessite des mécanismes spécifiques », et a souhaité que ces aides s'effectuent d'urgence «car la nature du conflit au Liban ne permet pas d'attendre».
« Les camps de réfugiés sont susceptibles de favoriser l'extrémisme, mais cela ne veut pas dire qu'ils sont nécessairement synonymes de terrorisme. Toutefois, cela a été le cas à Ersal. Il ne faut donc pas réclamer des camps de réfugiés syriens aujourd'hui, sous prétexte de contenir l'afflux des réfugiés », a souligné M. Bassil lors d'une conférence de presse.
Le ministre des affaires étrangères a également souligné que « certaines factions...


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