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Moyen Orient et Monde - Ukraine

Obama et Poutine d’accord pour dire que cela ne va pas entre eux

Les recherches par les experts internationaux sur le site du crash du Boeing malaisien prendront au moins plusieurs semaines.

Malgré les combats, les experts internationaux se sont rendus sur le site du crash du Boeing malaisien et y ont découvert de nouvelles dépouilles mortelles. Sergei Karpukhin/Reuters

La « situation actuelle » autour de l'Ukraine « ne correspond pas aux intérêts » de la Russie ni des États-Unis, ont convenu hier les présidents russe et américain Vladimir Poutine et Barack Obama, dans un entretien téléphonique rapporté par le Kremlin. M. Poutine a souligné que les sanctions contre son pays étaient « contre-productives » et portaient atteinte à la stabilité internationale et régionale, selon un communiqué de la présidence russe. Le Kremlin note aussi que les deux dirigeants ont convenu de la nécessité « d'une cessation durable des actions militaires dans le sud-est de l'Ukraine et du début d'un processus politique » entre le pouvoir ukrainien et les séparatistes.
Barack Obama a, quant à lui, déploré le « soutien accru » de la Russie aux insurgés, alors que le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, a affirmé que la Russie continuait à renforcer sa présence militaire à la frontière qu'elle partage avec l'Ukraine. Selon l'exécutif américain, M. Obama a également « réitéré ses inquiétudes » concernant le nécessaire respect par la Russie d'un traité de contrôle des armes nucléaires datant de 1987. Washington a accusé la Russie d'avoir violé le traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (FNI), signé le 8 décembre 1987 par les États-Unis et l'URSS en testant un missile de croisière.

Nouvelles dépouilles mortelles
Sur le terrain, une première équipe d'experts internationaux a finalement accédé hier à l'endroit sur lequel sont tombés les débris du Boeing malaisien abattu en vol il y a deux semaines dans l'espace aérien ukrainien et y a rassemblé de nouvelles dépouilles mortelles. Les recherches « très difficiles » faites par les experts internationaux sur le site contrôlé par les insurgés prendront au moins plusieurs semaines, a d'ailleurs déclaré à Kiev le chef de la mission néerlandaise, Pieter-Jaap Aalbersberg. Après avoir été bloqué plusieurs jours par les combats, un petit groupe d'enquêteurs avait réussi à y accéder jeudi pour une mission de reconnaissance. Hier, 70 experts néerlandais et australiens encadrés par des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sont arrivés à la mi-journée, soit leur « plus important » contingent depuis le drame, a annoncé l'OSCE.
Pour les enquêteurs sur le terrain, « pour le moment non armés », selon le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, la tâche s'annonce difficile car les combats se poursuivent dans l'Est, où l'armée tente d'isoler les séparatistes des zones frontalières et est parvenue ces dernières semaines à les repousser autour de leurs principaux bastions : Donetsk, Lougansk ou encore Gorlivka. À une dizaine de kilomètres du site du crash, une journaliste de l'AFP a entendu un tir de char près de la ville de Kirovské et vu d'épaisses colonnes de fumée s'élever au-dessus de Chakhtarsk. Au moins dix parachutistes ukrainiens ont été tués dans une « embuscade » tendue par des rebelles prorusses dans cette localité, à environ 25 kilomètres du lieu de la catastrophe aérienne, selon l'armée. Onze sont portés disparus.
Les forces ukrainiennes ont également revendiqué hier la prise de Novyi Svit, ville de 8 000 habitants à environ 25 kilomètres au sud de Donetsk. Elles ont affirmé avoir constaté des violations de l'espace aérien ukrainien par l'aviation russe et avoir abattu un drone russe. À Lougansk, les combats ont fait en 24 heures cinq morts dont un enfant parmi les civils, selon les autorités municipales. La ville n'est en outre plus alimentée en eau et électricité, et à Donetsk, la mairie a indiqué qu'un passager d'un minibus avait été tué jeudi par une explosion causée par un tir d'artillerie dans une rue où passait le véhicule.

Législatives à l'automne
Enfin, sur le plan politique, le président ukrainien Petro Porochenko a réaffirmé son engagement à un cessez-le-feu autour du site du crash au cours d'un entretien avec la chancelière allemande Angela Merkel, pendant une rencontre jeudi à Minsk entre des représentants ukrainien, russe et de l'OSCE avec des séparatistes. Chaque partie prenante au conflit s'est engagée à libérer 20 prisonniers, a indiqué l'ancien président ukrainien Leonid Koutchma, qui représentait Kiev dans ces pourparlers. M. Porochenko a également promis hier la convocation de législatives anticipées « à l'automne », espérant qu'elles permettraient à l'Ukraine de se débarrasser des forces politiques « dirigées de l'étranger » qui soutiennent les séparatistes.
(Sources : agences)

La « situation actuelle » autour de l'Ukraine « ne correspond pas aux intérêts » de la Russie ni des États-Unis, ont convenu hier les présidents russe et américain Vladimir Poutine et Barack Obama, dans un entretien téléphonique rapporté par le Kremlin. M. Poutine a souligné que les sanctions contre son pays étaient « contre-productives » et portaient atteinte à la stabilité internationale et régionale, selon un communiqué de la présidence russe. Le Kremlin note aussi que les deux dirigeants ont convenu de la nécessité « d'une cessation durable des actions militaires dans le sud-est de l'Ukraine et du début d'un processus politique » entre le pouvoir ukrainien et les séparatistes.Barack Obama a, quant à lui, déploré le « soutien accru » de la Russie aux insurgés, alors que le porte-parole du...
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