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Moyen Orient et Monde

L’UE frappe l’économie russe, mais doute de faire céder Poutine

Les sanctions économiques décidées par l'UE et les États-Unis vont coûter cher à la Russie, mais le doute subsiste quant à leur capacité à contraindre Vladimir Poutine à mettre un terme au chaos provoqué en Ukraine après l'annexion de la Crimée. « L'efficacité des sanctions est un débat récurrent, et on n'a toujours pas trouvé la réponse », reconnaît Ian Lesser du German Marshall Fund, un groupe de réflexion spécialisé dans les relations internationales à Bruxelles.
En attendant, ces sanctions sont entrées en vigueur hier. Elles réduisent l'accès de la Russie aux marchés de capitaux européens, imposent un embargo sur les achats et les ventes d'armes, de matériel militaire et de biens à double usage militaire et civil à la Russie. Elles limitent également les ventes à la Russie de technologies sensibles et d'équipements dans le secteur de l'énergie, notamment pour les forages pétrolifères en eaux profondes et dans l'Arctique.
Et la Russie réplique en utilisant l'arme commerciale, interdisant chaque jour l'importation de nouveaux produits alimentaires, sous couvert de motifs sanitaires et de « protection des consommateurs ». En invoquant des motifs purement sanitaires pour ses interdictions, l'agence sanitaire russe Rosselkhoznadzor place sa rhétorique dans les pas de son ancien chef Guennadi Onichtchenko, ironiquement surnommé par la presse « ministre des microbes étrangers » lors de conflits commerciaux précédents. « Il s'agit en réalité bien évidemment d'une réaction aux sanctions, c'est la continuité de la politique par d'autres moyens. Toutes ces mesures ressemblent à une vengeance contre des pays perçus comme hostiles », explique l'analyste russe Konstantin Kalachev.

Les sanctions économiques décidées par l'UE et les États-Unis vont coûter cher à la Russie, mais le doute subsiste quant à leur capacité à contraindre Vladimir Poutine à mettre un terme au chaos provoqué en Ukraine après l'annexion de la Crimée. « L'efficacité des sanctions est un débat récurrent, et on n'a toujours pas trouvé la réponse », reconnaît Ian Lesser du German Marshall Fund, un groupe de réflexion spécialisé dans les relations internationales à Bruxelles.En attendant, ces sanctions sont entrées en vigueur hier. Elles réduisent l'accès de la Russie aux marchés de capitaux européens, imposent un embargo sur les achats et les ventes d'armes, de matériel militaire et de biens à double usage militaire et civil à la Russie. Elles limitent également les ventes à la Russie de technologies sensibles...
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