L'Italie, chef du gouvernement en tête, a reconnu hier qu'elle n'atteindrait pas ses objectifs de croissance cette année et prévenu que dans ces conditions, l'assainissement des comptes publics serait plus difficile.
« La croissance est décidément plus faible que ce que nous attendions », a reconnu devant les militants du Parti démocrate (PD, au pouvoir), le président du Conseil italien, Matteo Renzi. Du coup, a-t-il prévenu, « nous ne serons pas en mesure d'avoir le parcours vertueux que nous avions imaginé » en ce qui concerne l'assainissement budgétaire.
Ce qui n'a pas empêché l'énergique chef du gouvernement italien, âgé de 39 ans, d'affirmer sa certitude sur la capacité future de son pays à « prendre la tête de la reprise » en Europe.
« La reprise de la croissance économique s'annonce plus difficile que prévu », a confirmé jeudi de son côté l'Institut de la statistique (Istat) dans sa note de conjoncture mensuelle.
« Les signaux en provenance des familles et des entreprises semblent définir une phase de substantielle stagnation de l'activité économique », ajoute l'Istat, qui relève que si la confiance des entreprises semble reprendre, ce n'est pas le cas pour les ménages italiens.
L'arrivée au pouvoir en février du bouillonnant ancien maire de Florence avait semblé redonner confiance au pays et ouvert la voie à son redémarrage économique. Mais depuis, les indicateurs sont au rouge, à commencer par la consommation ou la production industrielle.
Le gouvernement italien tablait encore récemment sur une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 0,8 % en 2014, ce que M. Renzi avait reconnu irréaliste dès la semaine dernière.
Et s'il n'a pas annoncé officiellement de nouveaux objectifs chiffrés, la Banque d'Italie a quant à elle d'ores et déjà prévenu qu'il faudrait sans doute se contenter de 0,2 % en 2014.
Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé la semaine dernière à 0,3 % sa prévision de croissance pour l'Italie (contre 0,6 % auparavant).
Dans ce contexte, beaucoup redoutent en Italie un nouveau tour de vis pour permettre à l'État italien de boucler son budget, ce que le gouvernement a toujours démenti jusqu'à présent.
(Source : AFP)


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